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jeudi 13 septembre 2012

Brèves.

La semaine passée, j'ai bossé 65h. Sachant que seules les heures au-delà des 12h quotidiennes me sont payées, ce n'était pas par choix. Surtout que je me suis mangé une bonne migraine droit derrière. C'était super.

Ce qui s'est passé, c'est une accumulation de petites choses. On avait bloqué pour tous deux semaines à l'agenda pour une réorganisation d'un gros truc en groupe, sous ma supervision. Mon chef a tout de même décidé d'accepter des visites de clients, foutant le bordel dans mon planning - pas merci - et la cheffaillonne a décidé de ne pas rentrer de vacances, créant ainsi un important report de travail sur mes collègues pour une grosse réunion - heureusement passée et bien passée - qui du coup ont eu vachement moins de temps pour m'aider. Et comme je restais la responsable du truc, et ben j'ai assumé, j'ai compensé, j'ai payé.

lundi 12 décembre 2011

Trenitalia, mon amour.

Trenitalia ne fait que de m'embêter. Y'a deux semaines, grève. Et c'te semaine, l'Eurocity Genève-Milan simplement supprimé. Alors les CFF nous ont mis un vieux train régional poussé au-delà de ses limites pour respecter l'horaire et nous mener pathétiquement à l'heure à Domodossola où y'avait de toutes façons pas de train. Un voyage très long et très inconfortable. Mais c'est la vie, hein. Sauf qu'arrivés à Milano Centrale, on s'arrête pile à côté d'un InterCity d'une forme encore respectable - donc un train 100% suisse - pour remplacer l'intégralité du trajet de l'EuroCity Zurich-Milan. Selon l'horaire prévu. 

Alors moi qui me disait pour excuser les CFF de nous lourder à Domodossola sans plan de secours que les trains suisses standards ne pouvaient probablement pas rouler en Italie pour une raison de locomotive, de haute tension, ou que sais-je. Eh ben non. C'est juste que c'est pour les Zurichois et les G'nevois et autres romands peuvent aller se faire défoncer le 'ul cinq heures assis parterre dans un train régional.

Malgré tout, ma conscience bloguienne est entière et je vous ponds (il est dimanche tard) un petit gif pour bien commencer la semaine.


(Parce que là de suite, si je devais me forcer à sourire en pensant à mes aventures ferroviaires, ça ressemblerait sûrement un peu à ça.)

vendredi 7 octobre 2011

Ma banque et moi.

Octobre Sobre, ça va pas être possible.

J'ai commencé à bosser en Italie le 1er septembre et lors de mon premier jour, on me demande un IBAN pour le payement de mon salaire.

Pleine de confiance en l'institution qui est, paraît-il, bien implantée en Italie, je me pointe à la Banque Allemande. N'ayant pas encore de permis de séjour, c'est pas top, mais je tombe sur une banquière un peu démerde qui me trouve une procédure : je signe une dérogation attestant que je suis fiscalement résidente en Italie en attendant mon permis et mon adresse principale reste pour le moment en Suisse. Une difficulté supplémentaire vient du fait que je suis aussi UE (bien) mais comme je déménage de la Suisse pour l'Italie (pas bien), je ne corresponds à aucune case et c'est le bordel. Mais bref. Lucia m'arrange mes trucs, j'ai un numéro de compte, je reçois une carte bancomat bancamat une semaine plus tard, j'ai un code PIN pour l'ebanking et une procédure à suivre.

J'arrive à la maison, j'allume mon ordi, je rentre mon PIN (reçu par SMS), mon numéro de contrat, j'invente un code personnel et bingo, je peux admirer mon solde de 0.00€ sur mon compte.

Comme sur des roulettes. TROP FACILE.

Et c'est là que je fais une erreur. La première. Innocente que j'étais.

Je change d'opérateur téléphonique (ce qui n'est pas l'erreur en soit... quoique...) et je passe mes cartes SIM d'un vieux sony à un encore plus vieux nokia qui me demande de libérer de la place dans mes SMS. Je les efface donc.

Tous. Y compris mon code PIN.

Pas de problème, me dis-je, innocente, je vais en redemander un. Mais pas tout de suite, c'est pas urgent, j'ai pas de thune sur ce compte.

Fast forward de quatre semaines. Je redemande un PIN qui mets 52h pour arriver sur mon nouvel numéro de téléphone et m'installe au PC pour me loguer et tenter de faire mes payements. Si tu me suis sur twitter, tu as pu assister à un LT fleuri.

Bref, patate que je suis (erreur numéro 2, tu n'as pas le droit à l'erreur, je te dis) j'ai oublié entre temps ce que j'ai mis comme "code personnel" et je bloque mon accès au compte...

21h45, j'appelle le numéro de la banque, disponible jusqu'à 22h pour faire débloquer mon compte. On me demande nom, date de naissance, question de "sécurité", etc. Ainsi que le numéro qui est au dos de la carte.

Je prends ma carte de bancomat bancamat, la retourne... pas de numéro.

- Non, l'autre carte, pour l'ebanking.
- Mais je ne l'ai jamais reçue
- Alors je vais vous en renvoyer une. Rue Machin-Truc, Lausanne, c'est ça?
- Mais non, j'habite en Italie, Place de Chose.
- Je ne peux pas vous l'envoyer en Italie, j'ai une adresse en Suisse.
- Mais j'habite en Italie.
 - Je peux rien faire. Faut passer à la banque.

Là, j'arrive plus à parler italien, je passe en anglais, le mec suit et je lui explique que je vis ici, que je dois payer mes factures, etc, etc.

Il comprend. C'est une discussion de sourds, mais il comprend. Il peut rien faire, mais il comprend.

Le lendemain, je vais voir Lucia à la banque. Elle ne peut pas mettre mon adresse en Italie comme principale, le système bloque l'opération rapport à mon statut temporaire (non, les vigiles ne sont pas encore venus.). Elle me dit: Vas travailler, je vais trouver un truc.

C'était hier.

C'est là que ça devient savoureux.

Ce soir, je rentre chez moi et je trouve un courier de la banque avec ma carte ebanking. Postée le 7 septembre à Milan, envoyée en Suisse et arrivée en Lombardie le 7 octobre.

(J'ai presque envie de mettre en rouge en plus d'en gras, tu en penses quoi?)

Joli, non?

Pleine d'un espoir nouveau, je rappelle la hotline, on recommence: nom, date de naissance, question de "sécurité", etc. je lui explique que je viens de recevoir la carte après un mois, etc.

Et là le mec me dit:

- Ah, mais une nouvelle carte a été commandée hier, elle va arriver, celle que vous avez n'est plus valable.
- (moi, pleine d'espoir et d'innocence, pensant que Lucia a réussi à démerder ces histoires d'adresses) Oooh, elle arrive à mon adresse en Italie?
- Non, non, elle a été envoyée à Lausanne.
- Donc je vais devoir attendre un mois et je ne peux pas utiliser mon compte en ligne pendant encore un mois? C'est ça?
- Exact. Mi dispiace.

Voilà, c'est tout. 

Tu peux de foutre de moi, maintenant.

mercredi 5 octobre 2011

Peine capitale.

Je vous promets que très bientôt, je vous ferai des notes positives sur tout ce que l'Italie a de beau à offrir.

Mais en attendant - pardonnez-moi les jeux de mots de mauvais goût parsemés dans cette note - laissez-moi vous parler de mon enfer auditif quotidien.

Je suppose que ce que j'endure tous les jours n'est pas pire que ce qu'endurent d'autres qui doivent subir à longueur de journée une radio telle NRJ ou Radio Framboise ou que sais-je contre leur volonté1 et je ne dis pas que la radio italienne est pire que les autres: je ne peux pas en juger. Reste que je partage un open space avec du designer et du marketeux qui aiment écouter la radio. Fort.

Enfin, une radio en particulier.

Radio Capital.

Je te défie de cliquer sur ce lien et d'écouter cette radio pendant au moins 15 minutes sans saigner des oreilles / t'arracher la tête / être pris d'une crise de sanglots incontrôlable /te jeter du 12ème étage (rayer la mention inutile).

Huit heures par jour. Je ne sais pas ce qui est le pire: la pub et les jingles de merde ou d'avoir entendu malgré moi du Céline Dion, du Bon Jovi, de la variété italienne indéfinissable, de l'Eurodance et j'en passe. 

J'ai des earbuds PLUS des pamirs. Pour de vrai.

Il s'agit d'une question de survie. Si vous ne me croyez pas, demandez à  l'armée américaine.


1. Si tu écoutes ce genre de radio de plein gré, et bien, que veux-tu, je ne peux rien faire pour toi. Et je me demanderai ce que j'ai fait pour mériter un lectorat pareil. Mais je digresse.

lundi 3 octobre 2011

Frustration.

Image piquée ici
Je suis frustration.

Ou alors juste moyennement dotée de patience.


  • La livraison de la cuisine est encore repoussée. Non pas que je n'aime pas manger des restes de la caf' au micro-onde tous les soirs, hein. Mais j'aimerais bien une cuisine, quoi.
  • Les vigiles ne se sont toujours pas pointés. J'ai accosté un vigile (un agent municipal, quoi, mais les gens disent vigiles) pour lui demander comment ça se passe. Il m'a dit qu'ils venaient dans les trois semaines, le samedi, qu'ils ne laissaient pas de mot, venaient trois fois et s'ils ne trouvaient pas la personne, la Commune envoie une lettre et il faut recommencer. Comme j'ai déposé ma demande le 3 septembre et que je suis restée religieusement à la maison tous les samedis jusqu'à midi, je crains le pire. C'est pas que j'aime pas rester chez moi dans un appartement sans cuisine alors que je pourrais sortir, faire du sport et accessoirement lancer les démarches pour finalement avoir une voiture et faire un peu des trucs, hein. Mais j'aimerais bien que ça avance moi, quoi.
  • TIM (le Swisscom italien) n'a pas renouvelé mon option "TIMxSMARTPHONE" à temps - donc mes 250MB de données hebdomadaires à 2€ - et m'a débité 10€ de mon crédit. Comme ça. En une journée. Chez le revendeur TIM, ils peuvent rien faire, faut appeler le 119. J'ai essayé à peu près toutes les combinaisons de ce scrogneugneu de service d'appels automatique, pas moyen de tomber sur un humain. Non pas que ça ne dérange de payer 10€ par jour en téléphonie. Mais j'aimerais bien faire le mois, quoi.

Voilà, c'est tout. 

(Et oui, il y a encore des moustiques.)

dimanche 25 septembre 2011

Patience.

Je n'ai pas grand chose à raconter (pour le moment). 

D'abord, je m'étais dit que je ferais plein de notes sur comment il devient trop bien mon appart. Mais finalement, ça prend du temps et aucun changement n'est aussi radical qu'un coup de peinture sur du vieux saumon (la couleur, pas le poisson) et pour le moment, je n'ai pas encore envie de le montrer: il reste encore trop de cartons par ici, de trucs qui traînent par là. Ça attendra donc encore un peu.   

Depuis trois semaines, je vais travailler, je rentre et j'attends. 

J'attends du lundi au vendredi dès 18h30 et le samedi matin jusqu'à midi. J'attends que la police locale vienne visiter mon appartement pour attester que je vis bien là, que je puis être officiellement inscrite à la commune, que je puisse faire ma demande de permis de séjour, que je puisse m'inscrire pour avoir un médecin, que je puisse changer mon permis de conduire, que je puisse acheter une voiture, que je puisse aller à l'aikido à Monza, que je puisse un peu sortir à plus de 5 bornes de chez moi (oui, je suis du genre à faire Lausanne-Genève en vélo juste pour descendre voir les copines et les kil' ne me font pas peur, mais ici, non, je tiens à ma vie). 

Donc tout se résume à ça: que les vigiles se pointent. Ça fait trois semaines. Et ils ne se pointent pas. Alors les gens me disent: Mais ils appellent avant de venir ! (Heu, non, même que je suis allée annoncer mon numéro de fixe il y a 10 jours et la dame de la Commune m'a dit qu'ils n'en avaient pas besoin) Mais ils laissent un mot s'ils passent et que t'es pas là ! (Heu, non, ils passent une fois, deux fois, trois fois, sans prévenir, sans laisser de mot. pas dans ma commune. Non, non, non.) Ils regardent le nom sur ta porte et jettent juste un coup d'oeil par la fenêtre ! (Heu, non, l'appartement donne sur une cour intérieure)

Les vigiles ne viennent pas que pour les étrangers, non, tous les Italiens, quand ils déménagent, doivent s'annoncer à la commune et attendre que le fameux passage des vigiles. Sauf que généralement, ils préviennent avant ou du moins laissent un mot en cas d'absence.

Pire qu'un bled bourbine. 

Dire que pendant ces trois semaines, toutes ces belles soirées encore chaudes et bien ensoleillées, j'aurais pu faire autre chose...

Dès demain et pour une semaine, grosse semaine-meeting-workshop-journées de 14h en vue. Ils vont forcément se pointer cette semaine.

(Mais c'est à Milan, et ça, c'est bien.)

Si tu veux que les choses se passent ici, il faut avoir de la patience.

Voilà ce que m'ont dit au moins une douzaine de personnes.

Au moins, je sais à quoi m'en tenir.

dimanche 7 août 2011

La cassamica et moi.

C'est aux petites choses que tu te rends compte que tu n'es pas dans le même pays.

Notre installation lombarde en cours, je suis allée plusieurs fois au supermarché Au Champ du coin. Au milieu de l'alignée de caisses avec humain, il y a une section avec 6 ou 8 caisses où tu fais tout tout seul : la cassamica.

Ce truc est un grand générateur de moments de solitude. Voici quelques idées de marches à suivre :


Variante 1 :

1. Scanner ses produits un à un et les poser à l'endroit prévu à cet effet
2. Cliquer "finir et payer" sur l'écran tactile
3. Sélectionner "carte de crédit"
4. Insérer sa carte de crédit dans la machine
5. Attendre et voir sa carte déclarée non valable
6. Ne pas avoir de cash sur soi
7. Répéter les opérations 3 à 5 jusqu'à ce qu'un employé vienne le montrer qu'il faut insérer la carte.... et appuyer sur le bouton vert.

Si tu as envie de jouer, tu peux continuer :

8. Regarder les opérations s'effectuer sur l'écran et attendre
9. Attendre
10. Entendre la machine biper et te demander de demander de passer auprès d'un employé qui arrive 5 bonnes minutes plus tard et te montre du doigt ton reçu qui s'est imprimé (il y a donc 5 minutes)(et que t'avais pas vu) à l'autre bout de la caisse pour que tu passes vers elle le signer.


mardi 18 janvier 2011

Un blog, ça sert à raconter sa vie et à se plaindre, c'est ça?

J'arrive à saturation. Les quelques semaines avant Noël, avalanche de possibilités, mais Option 1 morte, car il me manque une expérience dans le domaine médical, Option 2 morte, car le poste a été pourvu à l'interne et Option 3 morte, car - et c'est ma préférée - le poste n'est plus à Bâle, mais à Brême.

Reconnaissez que c'est particulièrement savoureux.

Le truc super quand tu as une formation à cheval entre deux domaines, c'est que tu n'es ni l'un, ni l'autre, donc pour 99% des boîtes, t'es forcément pas assez l'un ou l'autre.

Des boîtes pour qui mon profil est réellement intéressant, en Suisse, il y en a... deux. La première, romande, est une startup dont le patron adorerait m'engager car je serais la candidate idéale pour un projet qu'il aimerait lancer, mais il n'a pas vraiment les moyens d'augmenter son effectif qui est actuellement de 4.5 personnes. La deuxième se trouve dans la région zurichoise, c'est une boite de taille moyenne anciennement suisse qui a été rachetée par une boîte américaine d'assez grande taille.

Et c'est justement dans cette boîte que j'ai postulé par une candidature spontanée il y a quelques semaines, c'est cette boîte qui m'a invitée pour donner une présentation, visiter la boîte, discuter de leurs projets et des miens.

S'il y a une boîte en Suisse qui, par son domaine d'activité et sa taille (donc espérons-le, son budget), est susceptible de m'engager, c'est cette boîte-là.

La réponse - ou du moins une première réponse - va tomber cette semaine. Je ne sais pas si ce sont les mois passés, les options 1 à 3 qui se sont cassées la gueule les unes après les autres ou le fait qu'après quelques semaines fastes, je ne trouve plus une seule offre postulable, mais j'ai un peu le sentiment de jouer ma dernière carte.

Si ce truc ne marche pas, je n'ai plus d'idées et je ne sais pas vraiment où je vais trouver des ressources - aussi bien concrètement que moralement.

Alors j'ai l'impression qu'ils ont envie de m'engager, mais encore faut-il qu'ils puissent se permettre d'ouvrir un poste...

Sinon, je commence à sérieusement envisager l'alcoolisme comme projet de vie.

Je ne cherche pas franchement de réconfort, je vide juste mon sac, les faits sont là, les "Mais tu verras, ça va aller" ont perdu leur efficacité il y a un moment, alors épargnez-les moi. Surtout que j'ai à peine fermé l'oeil de la nuit et que je suis moyennement d'humeur. Alors merci. 

Pour clore, je citerai Calvin and Hobbes:
That's one of the remarkable things about life. It's never so bad that it can't get worse.  

jeudi 6 janvier 2011

"Un remake pour l'histoire", titre l'Hebdo.

Le CF en 1993
Chaque année, au changement de présidence, le conseil fédéral publie une photo. Cette pratique a été introduite en 1993 par Adolf Ogi. Pour 2011, la photo reprend place au même endroit que la photo de 1993 et quand on compare les images, on voit sur la première version une femme - Ruth Dreyfuss - parmi les 7+1, alors qu'en 2011, le gouvernement est majoritairement féminin.

J'aime l'idée de reprendre la pose de 1993, même s'il est vrai que j'avais 15 ans et aucun souvenir de cette image - ce que rappelle justement l'Hebdo.

Le CF en 2011
Je ne lis par régulièrement l'Hebdo, mais il m'arrive de l'acheter quand je prends le train et je le lis aussi quand je vais au resto en bas de chez moi - et pas uniquement pour Mix&Remix et je dois dire que j'apprécie plutôt. Un bon compromis de facile à lire - je suis flemme - et de contenu - souvent pertinent.

Cette petite introduction avant de citer la partie de l'article que me fait bondir (parenthèses par mes soins) - à lire en page 8 du premier numéro de cette année:

 « Coté féminité, il y a à redire (mais de quoi je me mèle, connard1?). Comme d'habitude, la socialiste genevoise est en pantalon, emblème du pouvoir... masculin (je ne sais pas par où commencer). Doris Leuthard est en robe, mais ses collants (?????) opaques cassent sa légendaire élégance. Eveline Widmer-Schlumpf exhibe (!), elle, des bas à la mode (!!). Quant à Simonetta Sommaruga, manifestement pas informée d'un quelconque dress code (mais vas-y avec les insultes...), elle arbore un suprenant tailleur gris aux motifs python, qui ne peut que donner à jaser (preuve que l'on est pas sortis de l'auberge) sur sa posture à l'égard de ses collègues. Prête à les dévorer tous? (Merci, élégant et pertinent.) »

On pourrait croire que les mentalités évoluent, mais le journaliste nous rappelle clairement que ce n'est pas le cas!

Voilà, c'est tout pour le moment.

1. Je retire. Je ne voudrais pas me faire accuser de diffamation.

EDIT du samedi 8.1: j'ai envoyé un lien à cette note à Olympe et le Plafond de verre, qui l'a rapporté dans sa Revue du net. Je rajoute donc un scan de l'article complet qui commence pourtant bien, histoire de faire les choses correctement. Il s'agit du dernier paragraphe.


EDIT du dimanche 9.1: la couverture du Fémina de ce dimanche apporte une parfaite illustration de l'avance de la Suisse en termes d'égalité. Quand même, l'égalité dans la constitution en 1981, il n'y a pas de quoi pavoiser. Mais après une première lecture, je dois dire que c'est un très bon numéro, très intéressant - et intégralement consacré au sujet.






Et le HTC utilisable comme modem, c'est génial!

dimanche 26 septembre 2010

De la frustration d'appartenir à une minorité linguistique et culturelle d'un pays.


Donc, pour les non-Suisses, ce que vous voyez là est la carte des résultats d'une des votations du jour, la plus importante - mais enfin, être chômeuse doit pervertir ma façon de penser. En vert, les cantons qui ont dit OUI et en rouge, ceux qui ont dit NON, à savoir tous les Romands et les Tessinois. C'est semble-t-il la séparation la plus nette depuis 2004.

Aujourd'hui, jeunes et intermittents se sont fait enculer bien profondément le peuple a accepté une mesure de plus pour garder un taux de chômage inférieur à celui de nos voisins afin que l'on puisse frimer qu'on s'en sort mieux malgré la crise en envoyant une partie non négligeable de la population au social.

Ou comme a dit je ne sais plus qui: 
Il ne faut croire qu'aux statistiques que l'on a soi-même manipulées.

C'est bien vu, quand même, non?

mardi 31 août 2010

La recherche d'un appartement sur les bords du Léman ou l'apprentissage de la patience par la frustration.


Voilà donc la répartition des logements vacants correspondant à ce que l'on cherche: trois pièces (ou plus) assez spacieux à moins de 2500.- par mois charges comprises.

Si en plus, tu veux choisir ton quartier, faut se lever tôt.

Après, il ne faut pas s'étonner que tu n'arrives même pas à franchir l'étape No 1, à savoir: déposer ton dossier dans une gérance avant que l'appartement soit attribué à quelqu'un d'autre.

En attendant, souhaitez-moi que mes nouveaux voisins qui vont emménager cette semaine de l'autre côté de ma paroi papier-de-cigarette soient calmes et sympas.

samedi 24 juillet 2010

Je n'en n'ai pas et n'en veux pas. Pourtant, s'il y a un endroit ou je trouve plutôt sympa qu'il y ait des enfants de tous âges, c'est justement un festival comme le paléo. 

Mais alors, les blaireaux de parents, ça vous ferait chier de protéger les oreilles de vos gamins?

Les tampons, c'est déjà pas génial, et pourtant, à peine un gosse sur dix en a. Et pas un seul à une vraie protection auditive. Pas UN. Vos oreilles, c'est votre problème, mais il y rien demandé, lui.

Quand j'étais à Sonar By Day, à Barcelone, très familial, tous les gamins sans exception avaient un de ces casques. 

C'est bien, vous avez pigé pour les lunettes, le chapeau, la crème solaire, maintenant, les oreilles. Prenez exemple sur les Espagnols.

Pis franchement, il aurait pas l'air super cool, votre rejeton, avec son casque? Même Gwyneth adhère.


mardi 6 juillet 2010

C'est là qu'on rajoute un #vdm?

Ce matin à 8h21, j'avais déjà: raté mon permis, vidé mon compte en banque1 - à cause du permis, ce qui rajoute un piment indéniable à l'échec pré-mentionné, reçu une ènième réponse négative et nettoyé un vomi de chat du type explosif.

Franchement, j'ai peur pour la suite.

1 Passer dans les chiffres rouges le 6 du mois: priceless.

Blogger déconne, les commentaires disparaissent, c'est pas moi!!

jeudi 1 juillet 2010

Il y a quelque chose qui m'a toujours fascinée: ce sont les gens qui arrivent à tenir leur appartement propre et rangé tout le temps.

Je fantasme assez régulièrement sur un appartement énorme, vide, clair, plein de murs avec rien dessus, mobilier minimum, y compris des rangements tellement bien faits qu'ils ne bouffent pas tout l'espace - telle une superbe paroi murale avec vitrines de chez Confo - et qui fasse magiquement disparaître toute trace de bordel.

Je fais ce que je peux pour avoir autant de vide que possible dans mes 45m2, mais quand même, une quinzaine sur deux, c'est nickel, je range au fur et à mesure, c'est beau, c'est clair, j'aime chez moi, mais ça me demande tellement d'effort et de temps, cette discipline au quotidien, que la quinzaine d'après, ça s'accumule et au bout de 10 jours, je pète un câble.

Bref, arrêtons net cette introduction à rallonge pour arriver dans le vif du sujet.

Devant le grand mystère des appartements perpétuellement rangés, j'ai demandé à plusieurs reprises à leurs habitants leur secret.

Alors j'ai eu droit à:

C'est facile, il suffit de ranger un peu tous les jours.

et

C'est facile, il suffit de ranger au fur et à mesure que tu sors les trucs.

J'ai essayé les deux. Ranger tous les jours le bordel généré dans la journée, ça prend bien une demi-heure. Par jour. Donc, 3h30 par semaine. Si je regroupe tout sur la jour de ménage, en 3h30, je fais 2 lessives, rangement et nettoyage complet de l'appartement et une sieste de 45 minutes. Et regrouper l'emmerdement sur quelques heures au lieu de s'emmerder tous les jours, au moins, j'y pense pas 6 jours par semaine.

Et ranger au fur et à mesure. Ca me rend dingue. Ca sous entend de commencer-faire-terminer chaque truc que tu entreprends. Complètement incompatible avec mon mode de fonctionnement. Exemple, je commence à préparer le café, je mets la machine à chauffer et sors tout le matériel. Je pense que je dois faire une lessive, donc je passe à la salle de bains commencer à trier les couleurs. Avec passage dans la chambre pour récupérer les éventuels échappés. Je me rends compte qu'il y a une chaussette célibataire. J'entreprends de trier les tiroirs et de tirer le lit pour la chercher. Je réalise que c'est vachement mieux si je déplace ce coffre de 30 cm. Je trouve la chaussette. Je vais à la cuisine me tirer le café. Je checke mes mails. Je trouve une offre d'emploi, je commence à écrire une lettre, je me souviens que je voulais mettre une machine, je retourne à la salle de bain finir de trier mon linge, je le mets en machine. Je reçois un sms. Je réalise que c'est 10h30 et que le facteur est peut-être passé donc je descends à la boîte. J'ai faim et j'ai rien dans le frigo, donc faut que je sorte, alors faut que je me douche. Lubie, j'entreprends de me maquiller, j'essaie des trucs, je m'amuse beaucoup et j'oublie que j'ai faim. Je réalise que je n'ai toujours pas mis la machine en marche, donc acte. J'ai encore plus faim, mais la flemme de sortir, donc je me fais des pâtes tout en tentant de finir ma lettre de motivation. J'ouvre quand même mon courrier et trouve une lettre/facture qui requiert d'appeler une administration, etc....

Bon, je ne vais pas vous faire la journée, mais à ce stade, on a sorti: le paquet de pâtes, le café, de la vaisselle sale, du maquillage, des vêtements par encore secs qu'il va falloir étendre et plier et ranger, un tas de chaussettes qui attendent d'être triées, des relevés de banques, la pile de facture de médecin à trier et j'en passe.

Fonctionnant ainsi - depuis toujours et dans tout - ranger au fur et à mesure est une réelle torture morale.

Il y a d'autres choses qui me fascine. J'avais un collègue, par exemple, super organisé, méticuleux, un truc de fous, qui allait décider un truc du genre: "Si j'apprends deux mots de Swahili par jour, à la fin de l'année, j'aurai assez de vocabulaire pour tenir une conversation de base".

L'idée est géniale et c'est typiquement le genre d'idée que je vais avoir au moins une fois par mois. Avec enthousiasme et motivation, je vais apprendre 6 mots la première semaine - ça me gave déjà au troisième jour donc je ne suis pas super assidue, mais je tiens - 2 la deuxième et ensuite plus rien. Mon collègue en question fait ça depuis des années et avec pleins de sujets différents, s'y tient, trouve réellement que ça prend peu d'effort. Parce que oui, c'est que 5 minutes par jour.

Les fameuses 5 minutes par jour.

5 minutes par pour pour avoir des abdos en acier. 5 minutes par jour pour apprendre chaque jour quelque chose. 5 minutes par jour pour avoir l'air frais avant de sortir. 5 minutes par jour pour se détendre. 5 minutes par jour pour son dos. 5 minutes par jour pour appeler un ami qu'on a pas vu depuis longtemps. 5 minutes par jour pour avoir les cheveux soyeux. 5 minutes par jour pour penser aux autres. 5 minutes par jour pour penser à soi. 5 minutes par jour pour ranger.

Que ce soit un magazine beauté, un conseil de développement personnel, une technique d'optimisation de ses compétences, l'argument, c'est toujours que ça ne prend que 5 minutes par jour. Mais si tu veux tout faire avec seulement 5 minutes par jour, tu en prends pour des heures. C'est une arnaque monumentale et ce n'est à la portée que de peu de gens. Tous les autres, ça sert juste à leur nous foutre mauvaise conscience.

Quoi? Tu n'arrives pas à avoir la fesse ferme/l'esprit zen/ta to do list à jour? Mais voyons, ça ne prend que 5 minutes par jour!

Mais comment ô comment voulez-vous que je puisse avoir la discipline de ces 5 minutes par jour alors que je décide régulièrement de ne prendre que (tracez la mention inutile) une bière/un carré de chocolat/une clope/un vêtement à H&M et finis systématiquement à 3 ou 20? Que de ranger ma boîte de Ricoré après le p'tit dèj me fait presque mal tellement je dois me forcer pour faire de suite comme ça c'est fait? Qu'il suffise que je me dise qu'un peu de mesure me fasse du bien pour que je tombe dans l'excès?

Et ce, toujours avec le vague sentiment qu'il suffirait de 5 minutes par jour.


Bon, pis sinon, rien à voir, mais à 45 secondes du début, LOL.

jeudi 24 juin 2010

J'écoute pousser mes cupcakes.

Ne pas poster jusqu'au 11 juillet serait tricher. Mais voyez-vous, rien d'intentionnel à mon silence, il ne se passe pas grand chose d'intéressant.

Je suis toujours au chômage. Je trouve presque deux offres par semaine qui pourraient correspondre à mon profil - et ne sont ni à Saint-Gall ni dans les Grisons, mais pas tant de succès jusqu'ici. Je risque d'avoir un travail pour beurre d'ici quelques semaines. Il existe un programme, dénommé BNF pour Biomedizin - Naturwissenschaft - Forschung1, pour occuper et continuer à former les "demandeurs d'emploi hautement qualifiés". Parce que oui, je suis hautement qualifiée, et non, ce n'est pas plus facile de trouver un job quand on est hautement qualifié, simplement parce que hautement qualifié veut surtout dire profil ultra spécifique. En période de plein emploi, ce n'est pas un problème, mais ces temps, c'est un peu différent. Prenons une métaphore culinaire.

Soit un employeur qui cherche un pâtissier car il a besoin de quelqu'un pour lui préparer des Saint-Honoré(s?). En période de plein emploi, le pâtissier se fait rare.  L'employer n'hésitera pas, par exemple, à employer un confiseur ou un boulanger en se disant que l'un comme l'autre pourra facilement apprendre à préparer des Saint-Honoré(s?) et s'acquitter de la tâche sans grande difficulté après une formation minimale. En période de très plein emploi, l'employeur prendra même un cuisinier, s'il peine à trouver quelqu'un correspondant exactement au profil souhaité.

Prenons le même employeur et Eric, pâtissier confirmé, qui postule - en même temps que 67 autres pâtissiers, boulangers, confiseurs et même garagistes désespérés de trouver un emploi - pour le même poste en période de crise.

Eric n'a pas fait de Saint-Honoré depuis son apprentissage, qu'il a pourtant réussi premier de sa classe il y a 13 ans, et il sait tout faire, du chou à la crème à la Forêt Noire, adore la crème chantilly et pense que c'est la colonne vertébrale de la pâtisserie. Eric pourra probablement aller se faire voir, parce que voyez-vous, nous, notre truc, ce sont les Saint-Honoré(s?), donc ça ne va pas jouer. Ce qu'on risque de lui présenter comme Vous nous voyez désolés, cher Eric, de ne pouvoir vous engager, mais vous être bien trop qualifié, avec tout ce que vous savez faire, vous allez vous ennuyer à faire des Saint-Honoré(s?).

Donc ouais, ma métaphore est à chier, mais voilà l'idée.

Sinon, le chômage, certains jours, c'est bien, je récupère enfin des deux ans de malade passés, j'ai le temps de faire des choses dans la maison, une sieste quand c'est nécessaire, je peux écouter mes cheveux pousser et loucher sur mes fourches les doigts de pied en éventail sur mon balcon. Mais c'est aussi éplucher 300 annonces par jour souvent pour rien,  ne pas pouvoir faire de projet de déménagement dans un appartement insonorisé, de vacances ni rien, c'est ne pas savoir et ne pas savoir ne me réussit pas si bien.

Bref, BNF, ça pourait être cool, c'est juste un peu dommage que ça risque de commencer pile pendant le Paléo, ça va être trash.

Sinon (bis), grande satisfaction personnelle, j'ai viré plusieurs mètres cubes de chenit de ma cave et de mon appart, je n'ai officiellement plus que deux petits cartons de "bordel dont je ne sais pas quoi faire qui sert à rien mais que je ne veux pas jeter parce que c'est souvenir", j'ai viré la moitié de mes sacs, 2-3 paires de chaussures - mais pas plus, faut pas déconner, un sommier, un bureau, une chaise, un vélo - sniff, de la vaisselle, des fringues, des fringues, des livres, des fringues encore. C'est beau, c'est vide, je pourrai(s?) déménager en un rien de temps, il  ne me reste plus qu'à faire le ménage.

Pis y'a cet autre truc-là, le permis de conduire, je suis censée passer dans pas longtemps, mais dont j'évite de trop parler, parce que si je le rate, j'aimerais bien ne pas me payer une honte intersidérale devant toute la twitto-blogo-sphère, tu vois, quoi.

1 Ce qui veut dire Biomédecine - Sciences Naturelles - Recherche pour les vous qui n'ont pas fait leurs classes en Suisse.

jeudi 3 juin 2010

Thank you for applying.

La dernière fois que j'ai été au chômage et que j'ai du faire des offres d'emploi, c'était en 2003.

En 2003, tu envoyais ta lettre - imprimée - avec des photocopies de tes CV et autres diplômes à la boîte qui te les renvoyait si elle n'était pas intéressée. On donnait de l'argent à la Poste qui ne vendait pas encore de bonbons et la vie était calme, belle et paisible.


En 2010, tu remplis des profils en ligne et y télécharges divers documents. Beaucoup utilisent taleo, ce qui donne un vague sentiment de familiarité à la chose. Malgré ceci, chaque site a son petit truc pour te torturer. Après chacune de mes postulation en ligne - temps requis: de 2h à 5 jours - je suis tellement remontée que je me dis que ce serait le moment parfait pour bloguer ces histoires, car l'énervement me met particulièrement en verve, mais je ne le fais pas. Non, je reste à plus de 3 mètres de tout équipement informatique sous peine de transfenestrer mon ordi. C'est plus sage - et plus économique.

Il y a d'abord des sites des multinationales dont la section carrière merdoient. Genre une grosse boîte qui fait des ordis, des appareils photos, de l'audio de qualité, dont la page www.grossemulti.com/careers te mène à une belle erreur 404 si tu cliques sur le moindre lien. J'aime.


Ou alors, le site sur lequel tu postules et tout semble bien se passer à chaque fois que tu save et next mais qui à la fin te dit que ta postulation n'est pas prise en compte, car il y a eu erreur. Tu écris au support. Et recommence. Cinq fois de suite. La cinquième fois, enfin, merci, l'écran de fin qui te remercie d'avoir postulé, alleluia.

Le support, le lendemain, te dit qu'ils ne savent pas ce qui s'est passé, mais que tout document uploadé ne doit pas dépasser les 64KB.

64KB, Ducon? Tu te fous de ma gueule? Un document A4 ne contenant que du texte compressé à fond dans un pdf le plus petit possible fait au moins 70KB.

Mais ce n'est pas grave, j'ai reçu un email de confirmation. 

Le surlendemain, la Madame des RH me remercie de ma postulation, mais m'informe que seule ma photo est bien passée et me prie recommencer la postulation en ligne.

Je lui ai envoyé les documents par email en lui expliquant que oui, mais non et j'ai gagné dans l'histoire l'email du recruteur.

Hier, encore une nouveauté. Je postule et au moment de save-next, une fenêtre apparaît et m'explique que mes données ne peuvent être sauvées, car ils ont repéré un doublon et que par sécurité, je dois recommencer depuis le début. 

Soit.

Je recommence. Le truc super avec leur site "maison", c'est que c'est cryptique à souhait. Au lieu d'indiquer en surbrillance les champs qui comportent une erreur - genre tu as mis que tu avais bossé Aux Boucheries Réunies de 2992 à 2007, on va t'indiquer clairement où est l'erreur et que la date de début doit être antérieure à celle de fin. Un programme bien fait, quoi. Mais non, pas chez eux. Le message ressemble vaguement à du code et ne t'indique nullement où est l'erreur - la postulation fait 5 pages, démerde-toi.

Je crois que c'était le test de passage, savoir décoder les messages d'erreur.

Sans compter que c'est tellement déshumanisé, que tu ne sais même pas à qui t'adresser, plus de nom, plus de numéro de téléphone, ton seul correspondant s'appelle No Reply. A moins de connaître quelqu'un dans la boîte qui puisse te dire qui s'occupe du dossier et te filer son nom, ben tu n'as plus qu'à attendre qu'on te réponde.

Peut-être.

Parce que c'est bien précisé qu'on ne te contactera que si ton profil est retenu. Même pas un putain d'email automatisé pour te dire que le recrutement est fini et que tu n'as pas été retenu.

Bonjour, j'étais M'dame Jo, aujourd'hui, je suis un numéro. Et si le moteur de recherche de l'entreprise ne trouve pas les mots-clés requis dans mon CV, on n'aura même plus la politesse de m'envoyer me faire foutre.

vendredi 14 mai 2010

Ce temps d'automne en mai me démotive passablement. C'est aussi déprimant qu'une espèce de baraque à frites pseudo bretonne dans une petite gare suisse un jour férié pluvieux.

lundi 26 avril 2010

Facheune.

Je ne sais pas ce que je déteste le plus: les spartiates ou les mocassins?

Ça fait bien cinq ans qu'on nous ressert les premières à chaque printemps - ce qui me fait craindre que ce soit devenu un "basique" - mais en plus, horreur suprême, il paraît que mocassin revient - et pas seulement aux pieds des jeunes gens de bonne famille catho. Devoir être témoin de la cohabitation des deux types de chaussures les plus ignobles que l'humanité n'ait jamais produit: je crois que je préfère encore manger du tapioca.

mercredi 24 mars 2010

Tournant.

fin-de-contrat boucler-ses-derniers-dossiers ouvrir-un-compte-de-libre-passage sinscrire-au-chômage travailler orp séance-information conseiller avs-lpp trier-ranger-vider preuves-de-recherche-demploi candidatures-séminaire petites-annonces travailler spontanées lettres-de-motivation dossiers copies-de diplômes certificats-de-travail curriculum-vitae attente-de-réponse travailler premier-entretien deuxième-entretien? dernier-salaire coordonnées-bancaires avion stress travailler incertitude pas-le-temps ras-le-bol.

jeudi 21 janvier 2010

De l'utilité de la place de parc pour vélo.

Je tiens quand même à préciser que les 3/4 des places deux roues sont réservées aux scooters et qu'il y avait bien 2m50 de places libres pour eux ce soir-là, donc pas d'excuses. En fait, ce qui se passe sûrement, c'est que les barrières signalant les places vélos et permettant d'attacher son vélo représentent des séparations idéales pour les scooteristes qui ont peur qu'un autre scooter vienne se coller trop près. Aménagement cyclable #fail.

Et sinon, pour info, une petite suggestion à la ville de Lausanne: en Californie, ce qui se fait, ce sont les bandes qui sont pistes cyclables de 7h à 19h et places de parc la nuit, et ça marche.
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