mardi 25 octobre 2011

Des différences culturelles.

Quand on s'expatrie et qu'on tient un blog, il me semble avoir compris qu'il est plus ou moins obligatoire de faire des notes sur les différences culturelles les plus frappantes d'avec le pays d'origine.

Je ne voudrais pas faillir à la règle et je vous présente donc Les 3 choses qui m'ont marqué en premier en Italie :

1. Bon, alors c'est un peu facile, mais je ne peux pas ne pas mentionner la conduite. Alors pour la défense des Italiens, je dirais qu'en effet la signalisation n'est pas franchement claire et qu'on ne sait jamais trop si on est censés être en zone habitée - 50 km/h - ou hors localité - 90 km/h - et dans le coin les distinctions ne sont pas évidentes, les panneaux de limitation de vitesse non systématiques et les panneaux de fin de limitation de vitesse quasi inexistants.  Alors dans le doute, les gens traversent les villages à 70 et les zones à 30 à 50 parce que bon, on ne va pas faillir à la règle des 20 de plus. Des fois, au milieu d'une route à  90 il y a quelques dizaines de mètres à 40 sans raison apparente - à part une route un peu plus pourrie sur quelques mètres ou de vieilles lignes jaunes aux trois quarts effacées qui indiquent qu'un jour il y a presque eu un début de travaux de rénovation, donc personne ne ralentit (moi non plus d'ailleurs) donc tout le monde passe à 110 (cf la règle mentionnée plus haut). Mais même en tenant compte de la règle des 20 de plus et de la signalisation parfois un peu bancale, les gens roulent comme des débiles. Point. 

2. Les Italiens sont beaucoup plus tactiles que les Suisses (bon, c'est pas dur, tu me diras), même dans un milieu professionnel. Apparemment saisir le coude ou poser sa main sur l'avant-bras de la personne avec qui l'on parle aide à mieux s'entendre. En Suisse, tu ne verras à peu près jamais un homme (hétéro) poser sa main sur la cuisse de son pote (hétéro) pendant toute une conversation ou se faire de grandes embrassades entre vagues potes ou les gens se toucher dans un milieu professionel - hors serrages de main. Je dois qu'au boulot, ça me fait quand même un peu bizarre. Dans le même panier, je mets aussi le tutoiement facile. A part les tout vieux et les grands chefs, j'ai l'impression que tu tutoies à peu près tout le monde. De même sur les pubs, en Suisse, quand le message publicitaire est à la deuxième personne, c'est qu'il vise les moins de 26 ans. Ici, la pub tutoie sans distinctions.

3. L'imagerie religieuse. Plus que les crucifix un peu partout, ce sont les cartes Panini à l'effigie de Benoît 16, de Jean-Paul 2 (toujours un grand hit), de saints divers et variés sur les tableaux de bords des voitures et les places de travail qui m'ont frappé. En visitant la boîte, j'ai vu beaucoup de bureau fleuris d'iconographie religieuse, souvent kitschissime. Moi qui ai grandi dans un laïcisme absolu, je trouve limite choquant d'afficher ainsi ses croyances au travail. Mais voilà. D'ailleurs, un jour, je vous expliquerai comment j'ai passé 3h par jour pendant une semaine en voiture avec un collègue et comment j'ai dû lui expliquer le concept du mariage à la Mairie. Il a dans sa voiture un carte Panini de Saint-Je-Sais-Pas-Qui et un chapelet offert par sa grand-mère pour sa nouvelle voiture (cf. point numéro 1).

C'est tout pour le moment.

lundi 24 octobre 2011

jeudi 20 octobre 2011

La Suisse n'est jamais très loin.

Dans ma petite ville lombarde de 12'000 habitants, il y a une Coop à plus ou moins 700m de chez moi. Je n'y vais pas souvent parce que c'est nettement plus cher qu'Auchan ou Esselunga, mais c'est pratique pour dépanner. Genre c'est les prix de la coop suisse, mais en euros. Ca pique.  Bref, mes 3 yaourts et ma plaque de chocolat ovomaltine - je crois que je n'ai jamais mangé autant de chocolat de ma vie que ces deux dernières semaines, je crois que c'est un symptôme d'un certain mal du pays - mais je digresse-  je passe à la caisse. C'est toujours la même caissière, un peu froide, que je n'ai jamais tenté de dérider vu mon niveau d'italien insuffisant. Pour être honnête, je dois surtout moi passer pour méchamment coincée du cul, vu le peu de mots que je sors.

Nous avons eu plus ou moins la discussion suivante: 

- Vous n'avez pas froid comme ça sans veste? 

On me pose la question environ 3 fois pas jour. Non, quand il fait 16° avec du soleil, je n'ai pas froid. J'ai trouvé une réponse qui apparemment satisfait mon interlocuteur italien moyen, je la lui sers donc. 

- Je suis suisse, il fait pas froid encore pour moi. 
- Moi aussi, je suis suisse. Vous venez d'où? 
- Lausanne. 
- Je viens de Neuchâtel, je vis ici depuis 30 ans. 

Puis, en français (avec accent) : 

- On peut parler français alors. 

On embarque donc sur une discussion tu viens d'où-qu'est-ce que tu fous là. Elle m'explique qu'elle va faire ses courses à Chiasso toutes les semaines depuis 30 ans pour les produits suisses qu'elle aime. On parle retour en Suisse et trajet optimal en train. Et elle m'explique qu'elle ne passe pas par Milan, mais par Monza-Chiasso, parce qu'en fait, elle vient du Locle. 

La vendeuse de "ma" coop vient du Locle. 

Je dois dire que j'ai eu une semaine plutôt pénible avec mon premier vrai bon pétage de plomb en bonne et due forme - j'ai même donné des coups de pieds à mon lave-linge alors que je m'en prends jamais aux objets  - tout le condo doit penser que je suis phychologiquement instable... et ils n'auront probablement pas tout à fait tort. 

Alors la vendeuse qui vient du Locle, vous imaginez bien que ça a fait ma semaine.

mercredi 19 octobre 2011

Un peu de musique.

Tiens, ça fait longtemps.

Aujourd'hui, au bureau, Mr Shuffle m'a proposé ce petit morceau juste au moment où il fallait, du coup c'est mon trip du jour.


C'est tout.

lundi 17 octobre 2011

Le gif du lundi.

Allez, soyons fous. Aujourd'hui, c'est gifs animé de chat. Ouais.

Trois pour le prix d'un.




Bon début de semaines mes chatons.

samedi 15 octobre 2011

La photo du mois.

Chaque mois, les blogueurs qui participent à La photo du mois publient une photo en fonction d'un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogues respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris. Le thème de ce mois-ci c'est surnaturel. Alors bon, j'ai séché, je sèche. J'aurais aimé être en Laponie et photograpier des aurores boréales, mais pas possible. 

Bref.

L'Italie, c'est le pays du crucifix et de la bimbo télévisuelle à gros seins.

C'est aussi un pays où tu peux trouver des trucs de culs dans un automate posé devant une station de service fermée un dimanche.

Et ça, j'ai trouvé un peu surnaturel.

Pour ne pas choquer les plus jeunes, il faut cliquer pour voir quelque chose.





Et quand la station service est ouverte, magique, le distribite disparaît!

Prends ton courage à deux mains et vas voir les nombreuses autres contributions car ce mois promet !

Viviane, Vanilla, Urbamedia, Urbaine, Unjour-Montreal, Ty, Titem, Thib, TheMouse, Terhi, TambourMajor, Stephane08, Sprout©h, Sinuaisons, Sephiraph, Sébastien, Renepaulhenry, PavotdeLune, OùtrouveràMontréal?, Onee-Chan, Noon, Nomade57, Nolwenn, Niwatori, Nathalie, Mérantaise, M'dameJo, Maureen, Marion, Marie, Manola, Mandy, MagetsonMagàlire, magda627, M, LucileetRod, leviacarmina, lesegarten, LeLoutronGlouton, L'azimutée, Laure, Laurabreizh, LaParigina, LaPapote, LaMadame, LaFilledel'Air, Kyn, Krn, Karrijini, jenetdam, JeanWILMOTTE, Isabelle, Inesmeralda, Hugo, hibiscus, Grignette, Glose, Gizeh, Gilsoub, Frédéric, Frankonorsk, François, florianL, Filamots, Fabienne, Emma, E, Dr.CaSo, Dorydee, Doremi, Dicey, Cynthia, Claude, CindyChou, Cherrybee, Champagne, CélineinParis, Céline, Celiano, Cécy, CathyBrocard, Caroline, Caro, Carnetsd'Images, CalamityScrap, Boopalicious, blogoth67, Bao, Babou, Aude, Anne, Alice, Alexanne, Agnès, A&G, 4petitssuissesdansunbolderiz et 100driiine

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lundi 10 octobre 2011

Le gif du lundi.

J'arrive gentiment au bout de mon stock, je vais bientôt devoir repartir en exploration dans les tréfonds de l'internet mondial pour dégoter du gif.

En attendant, dans le genre bizarre et moche, c'est pour vous :


samedi 8 octobre 2011

Joie, bonheur, félicité!

A 9h15, la sonnette me sort de la douche.

Viiiigiiiiiiiiiiiles!

Je m'habille en courant dans les escaliers, décroche l'interphone... Le concierge qui m'apporte mon contrat de location contresigné par le proprio (j'avais oublié ça tiens).

Déception.

On va au café en face, j'explique mes histoires de vigiles au patron et lui donne mon numéro au cas où.

Peu après, on sort de la pharmacie, Jamy me pointe du doigt une voiture de police qui se parque devant le café. Le patron en sort et va vers la fliquette avec mon numéro de téléphone.

Je fais des grands signes et m'approche.

C'était bien pour moi.

Elle est rentrée chez nous, a fait coucou aux chats terrorisés, s'est posée dans ma cuisine quasi vide et m'a posé quelques questions.

Pas demandé à voir le premier, rien.

Et là je peux sortir.
Je me sens liiiiiiiiiibre.

vendredi 7 octobre 2011

Ma banque et moi.

Octobre Sobre, ça va pas être possible.

J'ai commencé à bosser en Italie le 1er septembre et lors de mon premier jour, on me demande un IBAN pour le payement de mon salaire.

Pleine de confiance en l'institution qui est, paraît-il, bien implantée en Italie, je me pointe à la Banque Allemande. N'ayant pas encore de permis de séjour, c'est pas top, mais je tombe sur une banquière un peu démerde qui me trouve une procédure : je signe une dérogation attestant que je suis fiscalement résidente en Italie en attendant mon permis et mon adresse principale reste pour le moment en Suisse. Une difficulté supplémentaire vient du fait que je suis aussi UE (bien) mais comme je déménage de la Suisse pour l'Italie (pas bien), je ne corresponds à aucune case et c'est le bordel. Mais bref. Lucia m'arrange mes trucs, j'ai un numéro de compte, je reçois une carte bancomat bancamat une semaine plus tard, j'ai un code PIN pour l'ebanking et une procédure à suivre.

J'arrive à la maison, j'allume mon ordi, je rentre mon PIN (reçu par SMS), mon numéro de contrat, j'invente un code personnel et bingo, je peux admirer mon solde de 0.00€ sur mon compte.

Comme sur des roulettes. TROP FACILE.

Et c'est là que je fais une erreur. La première. Innocente que j'étais.

Je change d'opérateur téléphonique (ce qui n'est pas l'erreur en soit... quoique...) et je passe mes cartes SIM d'un vieux sony à un encore plus vieux nokia qui me demande de libérer de la place dans mes SMS. Je les efface donc.

Tous. Y compris mon code PIN.

Pas de problème, me dis-je, innocente, je vais en redemander un. Mais pas tout de suite, c'est pas urgent, j'ai pas de thune sur ce compte.

Fast forward de quatre semaines. Je redemande un PIN qui mets 52h pour arriver sur mon nouvel numéro de téléphone et m'installe au PC pour me loguer et tenter de faire mes payements. Si tu me suis sur twitter, tu as pu assister à un LT fleuri.

Bref, patate que je suis (erreur numéro 2, tu n'as pas le droit à l'erreur, je te dis) j'ai oublié entre temps ce que j'ai mis comme "code personnel" et je bloque mon accès au compte...

21h45, j'appelle le numéro de la banque, disponible jusqu'à 22h pour faire débloquer mon compte. On me demande nom, date de naissance, question de "sécurité", etc. Ainsi que le numéro qui est au dos de la carte.

Je prends ma carte de bancomat bancamat, la retourne... pas de numéro.

- Non, l'autre carte, pour l'ebanking.
- Mais je ne l'ai jamais reçue
- Alors je vais vous en renvoyer une. Rue Machin-Truc, Lausanne, c'est ça?
- Mais non, j'habite en Italie, Place de Chose.
- Je ne peux pas vous l'envoyer en Italie, j'ai une adresse en Suisse.
- Mais j'habite en Italie.
 - Je peux rien faire. Faut passer à la banque.

Là, j'arrive plus à parler italien, je passe en anglais, le mec suit et je lui explique que je vis ici, que je dois payer mes factures, etc, etc.

Il comprend. C'est une discussion de sourds, mais il comprend. Il peut rien faire, mais il comprend.

Le lendemain, je vais voir Lucia à la banque. Elle ne peut pas mettre mon adresse en Italie comme principale, le système bloque l'opération rapport à mon statut temporaire (non, les vigiles ne sont pas encore venus.). Elle me dit: Vas travailler, je vais trouver un truc.

C'était hier.

C'est là que ça devient savoureux.

Ce soir, je rentre chez moi et je trouve un courier de la banque avec ma carte ebanking. Postée le 7 septembre à Milan, envoyée en Suisse et arrivée en Lombardie le 7 octobre.

(J'ai presque envie de mettre en rouge en plus d'en gras, tu en penses quoi?)

Joli, non?

Pleine d'un espoir nouveau, je rappelle la hotline, on recommence: nom, date de naissance, question de "sécurité", etc. je lui explique que je viens de recevoir la carte après un mois, etc.

Et là le mec me dit:

- Ah, mais une nouvelle carte a été commandée hier, elle va arriver, celle que vous avez n'est plus valable.
- (moi, pleine d'espoir et d'innocence, pensant que Lucia a réussi à démerder ces histoires d'adresses) Oooh, elle arrive à mon adresse en Italie?
- Non, non, elle a été envoyée à Lausanne.
- Donc je vais devoir attendre un mois et je ne peux pas utiliser mon compte en ligne pendant encore un mois? C'est ça?
- Exact. Mi dispiace.

Voilà, c'est tout. 

Tu peux de foutre de moi, maintenant.

mercredi 5 octobre 2011

Peine capitale.

Je vous promets que très bientôt, je vous ferai des notes positives sur tout ce que l'Italie a de beau à offrir.

Mais en attendant - pardonnez-moi les jeux de mots de mauvais goût parsemés dans cette note - laissez-moi vous parler de mon enfer auditif quotidien.

Je suppose que ce que j'endure tous les jours n'est pas pire que ce qu'endurent d'autres qui doivent subir à longueur de journée une radio telle NRJ ou Radio Framboise ou que sais-je contre leur volonté1 et je ne dis pas que la radio italienne est pire que les autres: je ne peux pas en juger. Reste que je partage un open space avec du designer et du marketeux qui aiment écouter la radio. Fort.

Enfin, une radio en particulier.

Radio Capital.

Je te défie de cliquer sur ce lien et d'écouter cette radio pendant au moins 15 minutes sans saigner des oreilles / t'arracher la tête / être pris d'une crise de sanglots incontrôlable /te jeter du 12ème étage (rayer la mention inutile).

Huit heures par jour. Je ne sais pas ce qui est le pire: la pub et les jingles de merde ou d'avoir entendu malgré moi du Céline Dion, du Bon Jovi, de la variété italienne indéfinissable, de l'Eurodance et j'en passe. 

J'ai des earbuds PLUS des pamirs. Pour de vrai.

Il s'agit d'une question de survie. Si vous ne me croyez pas, demandez à  l'armée américaine.


1. Si tu écoutes ce genre de radio de plein gré, et bien, que veux-tu, je ne peux rien faire pour toi. Et je me demanderai ce que j'ai fait pour mériter un lectorat pareil. Mais je digresse.

lundi 3 octobre 2011

Frustration.

Image piquée ici
Je suis frustration.

Ou alors juste moyennement dotée de patience.


  • La livraison de la cuisine est encore repoussée. Non pas que je n'aime pas manger des restes de la caf' au micro-onde tous les soirs, hein. Mais j'aimerais bien une cuisine, quoi.
  • Les vigiles ne se sont toujours pas pointés. J'ai accosté un vigile (un agent municipal, quoi, mais les gens disent vigiles) pour lui demander comment ça se passe. Il m'a dit qu'ils venaient dans les trois semaines, le samedi, qu'ils ne laissaient pas de mot, venaient trois fois et s'ils ne trouvaient pas la personne, la Commune envoie une lettre et il faut recommencer. Comme j'ai déposé ma demande le 3 septembre et que je suis restée religieusement à la maison tous les samedis jusqu'à midi, je crains le pire. C'est pas que j'aime pas rester chez moi dans un appartement sans cuisine alors que je pourrais sortir, faire du sport et accessoirement lancer les démarches pour finalement avoir une voiture et faire un peu des trucs, hein. Mais j'aimerais bien que ça avance moi, quoi.
  • TIM (le Swisscom italien) n'a pas renouvelé mon option "TIMxSMARTPHONE" à temps - donc mes 250MB de données hebdomadaires à 2€ - et m'a débité 10€ de mon crédit. Comme ça. En une journée. Chez le revendeur TIM, ils peuvent rien faire, faut appeler le 119. J'ai essayé à peu près toutes les combinaisons de ce scrogneugneu de service d'appels automatique, pas moyen de tomber sur un humain. Non pas que ça ne dérange de payer 10€ par jour en téléphonie. Mais j'aimerais bien faire le mois, quoi.

Voilà, c'est tout. 

(Et oui, il y a encore des moustiques.)

Le gif du lundi.

Le niveau est difficile à tenir après ces deux dernières semaines. Cette fois, vous ne devriez pas faire trop de cauchemars.


Je n'ai aucune idée de qui sont ces gens.
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