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samedi 25 juin 2011

I'm back.

Piqué sur http://swisssignal.ch
Chose promite, chose dute.

Il y a à peu près un an, je réalisais que trouver un job ne serait pas si facile et l'idée de chômage longue durée faisait lentement - et douloureusement - son chemin. Après 7 ans de salaire et d'habitudes de consommation souvent irréfléchie, je me battais encore pas mal avec mon budget, sans compter qu'il me fallait passer mon permis de conduire. A coups de 90.- la leçon de conduite, plus les autres frais, ça fait mal, très très mal.

Donc, il y a un an, je ratais mon permis et je commençais à vraiment me sentir comme une grosse looseuse merdique. Mon tag In between jobs commençait à ne plus m'amuser du tout. Les postulations sur de grosses machines impersonnelles, le désespoir qui s'installe insidieusement, la difficulté de se relever après trop de réjection, tout ça, ce n'est pas très drôle.

Bloguer est thérapeutique - jusqu'à un certain point. Quand la vie se passe de façon habituellement foireuse, les situations désagréables se transforment vite dans ma tête en trucs totalement bloguables en y rajoutant un petite dose d'acidité et d'auto-dérision. On saupoudre et paf, c'est prêt. J'ai dû me rendre compte à l'évidence que ce n'est pas toujours aussi évident.

Fast forward à aujourd'hui.

Comme je l'annonçais assez peu subtilement il y a quelques semaines, je pars travailler en Italie à la rentrée. Entre mon premier entretien en février et un pré-contrat tout récemment, j'ai eu le temps de m'arracher des cheveux. Bien qu'il s'agisse d'une grande boîte internationale, on sent tout de suite l'influence locale quant à l'efficacité de leur administration. Les appels sans réponse, les emails sans réponse m'ont rendu chèvre, mais je peux aujourd'hui  dire que c'est officiel. Commencent maintenant la recherche d'appartement, les cours d'italiens et, prochainement, l'administration italienne. Je sens que ça va être grand.

J'ai passé mon permis cette semaine et je l'ai réussi. En-fin. Je n'ai jamais eu envie d'être automobiliste. Je vis en ville, les transports publics suisses sont balèzes, j'aime me déplacer en vélo. Mais professionnellement, c'est quand même important. Et surtout, en Italie, sans voiture, c'est à peu près impossible. Donc voilà, à 32 ans, j'ai le droit de conduire en Europe - j'ai un permis californien depuis 2008. Le truc qui m'a vraiment perturbée, c'est le stoïcisme des examinateurs. Je m'explique: non seulement, pendant l'examen, pas moyen de savoir ce que pense l'examinateur, mais surtout, à la fin de l'examen, que tu aies raté ou réussi (je sais, j'ai fait les deux), le ton utilisé pour t'annoncer la nouvelle est totalement dénué d'émotion et exactement identique. C'est réellement flippant.

En parlant de conduite, sur La Première avait émission dans laquelle des personnalités locales repassaient (et rataient en général) leur permis. C'était assez amusant et c'est ici. Même radio, la semaine passée, dans Rien est joué, un philosophe utilisait la conduite comme source de métaphores et comparaisons multiples, c'était amusant et intéressant et se trouve ici

Bon, maintenant, ça c'est fait, on clôt le sujet.

J'ai un nouveau tag tout prêt pour mes nouvelles aventures ! J'ai rajouté un lien "expat-blog" dans la colonne, un tout petit peu prématurément. Mais la préparation fait partie de l'expatriation.

Avant de clore cette note, j'ai eu question pour vous: est-ce que mon blog met trop de temps à charger pour vous? Je me suis peut-être un peu trop lâchée côté widgets et compagnie et je crains que ce soit devenu trop lent. Comment ça se passe chez vous?


EDIT: Un grand merci à Sacha de Design and Asia pour m'avoir montré comment réparer mon layout sous chrome (donc le fond blanc qui ne s'affichait pas). Il s'agissait simplement d'une erreur dans le code fourni par google analytics (bravo gougueule!): une partie étant censée être en commentaire, c'est à dire <!-- commentaire --X> contient par défaut un espace supplémentaire (le X).

mardi 21 juin 2011

I'll be back.

Après un gros passage à vide, j'ai enfin l'impression de sortir de cet espèce de faille spatio-temporelle dans laquelle je suis tombée il y a un peu plus d'un an.

Ça va enfin bouger. Et je recommence enfin à avoir enfin de raconter des conneries sur mon blog.

C'est une bonne nouvelle.

(Enfin, pour moi. Pour vous, un peu moins.)

En attendant que je me recolle à mon clavier - j'ai 2-3 trucs sur le feu cette semaine - une très jolie vidéo (merci funambuline pour le lien.)

samedi 30 avril 2011

Pas de nouvelles, mauvaises nouvelles.

Message d'utilité publique: 
Si vous connaissez un chômeur longue durée et qu'il ne vous donne pas de nouvelles, c'est probablement qu'il n'a pas trouvé de travail. Quand il aura quelque chose, il vous contactera, évitez donc d'enfoncer le clou et évitez lui la conversation suivante (qui est très très très pénible et surtout complètement inutile):

Ami Travailleur: Pis alors, ça avance, ces recherches d'emploi? Tu as quelque chose?
Chômeur : Non, j'ai toujours rien.
AT: Mais ça commence à faire longtemps, non?
C: Ben un peu plus d'un an, oui.
AT: Ouhla, oui, ça commence à faire longtemps. T'es pas inquiet?
C: Ben si.
AT: Mais pourtant, tu as une bonne formation, comment ça se fait que tu ne trouves pas?
C: Ben, je sais pas. Il y a peu d'offres qui correspondent à mon profil.
AT: Et c'est un problème, quand tu bosses dans la technique, d'avoir un trou dans le CV?
C: Oui.
AT: Pis tu es quand un fin de droit, alors? Ça a changé depuis les votations, non?
C: A la fin de l'été.
AT: Ah, merde, ça va arriver vite. Pis ce n'est pas facile de trouver un travail en été, si?
C: Non.
AT: Mais si tu te trouves rien, tu vas faire quoi?
C: Je sais pas, peut-être essayer de faire des remplacements au gymnase.
AT: Je croyais que tu ne voulais pas enseigner?
C: Ben non.
AT: C'est quand même dommage, que tu ne trouves pas, après toutes ces années d'études. Tu as pensé à chercher à l'étranger?
C: Oui, bien sûr, je postule surtout à l'étranger, d'ailleurs.
AT: Bon, ben, j'espère que tu vas trouver, hein. (Variante: Mais bon, je suis sûr que tu vas trouver, hein.)

Et là, le chômeur longue durée a juste envie de se pendre.

Evitez d'enfoncer le clou, de retourner dans la plaie et de nous faire dire à voix haute ce que l'on ne sait que trop.

Et si vous avez des petites phrases assassines à rajouter à cette conversation, les commentaires sont faits pour ça!

Pis on dirait bien que j'ai trouvé quelque chose et que ce qui devrait se passer dans un futur proche, c'est la discussion d'un contrat. J'en parlerai plus quand ce sera formel. C'est pas pour faire durer le suspense inutilement, mais c'est qu'à ce stade les discussions sont préparatio-confidentielles. Tant que rien est signé et que les conditions ne sont pas bilatéralement acceptées, il faudra patienter encore un peu avant que j'en parle plus publiquement sur l'internet mondial libre.



mercredi 27 avril 2011

Point critique.

Source: Le Jardin de Marandon
Je passe une semaine très étrange. C'est ma dernière semaine de programme d'occupation et franchement je n'aurais jamais cru il y a neuf mois quand j'ai commencé à Berne que j'y resterais aussi longtemps et surtout, que je n'aurais pas de contrat signé à ce jour.

Bien qu'au chômage, je n'ai pas eu de vacances depuis que j'ai commencé mon stage et je me réjouis de pouvoir un peu souffler dès la semaine prochaine. 

Mais c'est là que la sensation étrange intervient.

Je devrais recevoir une offre de l'Italie cette semaine. Donc avant la fin de mon stage. Après-demain. Oui, un truc des ressources humaines de la boîte avec une proposition de salaire et tout et tout. Ce qui est une très bonne nouvelle, mais tant que je n'en ai pas vu la couleur, je ne peux pas complètement lâcher la pression, me réjouir et me prendre la murge de l'année. Et surtout, je vois arriver le mois de mai et le "vrai" chômage avec un mélange de crainte et d'envie, car selon comment se passent les choses, je vais soit commencer le mois avec dans les mains une vraie offre tangible - et pas avec seulement six mois de funding  ou un on adorerait vous engager, mais on n'a pas le budget cette année - une relative tranquilité d'esprit et du temps pour faire des trucs, soit je vais entamer la dernière ligne droite du chômage avant la fin de droit, le vide intersidéral du lancement de carrière merdé, l'inconnu qui s'annonce mal, le tic-tac-tic-tac permament.

C'est donc là que j'explique mon titre.

C'est un peu comme si la seule information que j'ai à ce moment précis,  c'est que la dérivée de ma courbe est nulle1, mais je n'ai pas de moyen d'en savoir plus, il n'existe pas de possibilité de calculer la deuxième dérivée de ma fonction, celle qui définit mon existence (la fonction, pas la dérivée), maintenant et ces prochains mois ou années J'ai l'impression d'être en équilibre instable sur une crête et je ne sais pas que quel côté je vais tomber.

Pas tant à voir avec mon propos, mais en cherchant une illustration
je suis tombée sur ça. Un gif animé intelligent. Trop fort.
Source: wikipedia.


Bref, ne poussons pas non plus la métaphore trop loin, parce que l'on serait tenus de conclure que le seul état vraiment stable, c'est au fond du trou. Et ça, c'est pas très positive thinking.


1. Ouais, bon, on a les métaphores qu'on peut, d'abord, merde, quoi!

samedi 2 avril 2011

Le peuple a parlé.

Voilà, funambuline a décidé de quitter le monde impitoyable du wikio de la blogosphère beauté - là où c'est plein de langues de pute qui se tirent dans les pattes - pour le monde bisounours du wikio suisse - là où boit l'apéro dès que l'occasion de présente. Comme elle y a fait une entrée fracassante, M.Wikio lui a proposer publier, avec des amis de son choix, le classement wikio suisse en exclusivité en avant-première.

Alors, bon, je m'y colle (car je suis une amie de choix).

mardi 22 mars 2011

Less is more?

Une installation de Donald Judd
Incertitudes, soucis, sentiment d'inutilité, le chômage longue durée n'est pas une balade de santé et souvent je me demande - à supposer que tout se passe bien et que je trouve un vrai job avant ma fin de droit - ce que je vais bien faire de cette période une fois révolue, ce que je peux en tirer de positif, ce que je peux en apprendre.

L'écrasement progressif de l'égo? La baisse continue des standards dans mes plans pour le futur? L'angoisse sourde permanente qui fatigue plus qu'on ne voudrait l'admettre?

Certainement pas.

jeudi 17 mars 2011

Brèves.

Donc, il y a deux jours, j'exprimais en toute retenue le fait que je n'aime pas attendre.

Eh beh, les amis,  j'ai été servie. Je vais avoir un troisième entretien en Italie... en avril.

En avril.

Pendant ce temps - tictactictactictac - l'événement que je pensais improbable - arriver en fin de droit - ne semble plus si improbable. Sans compter qu'à cause de ces 'culés d'bourbines, je perds 6 mois de cotisations.

Tictactictactictac.

mardi 22 février 2011

Up and down, mais un peu down.

Je ne suis pas seulement in between jobs, mais je suis également in between entretiens ces jours, sur un plan qui pourrait donner quelque chose, qui est pas mal parti, qui me plairait, qui serait un bon move pour ma "carrière", etc.

Du coup, je n'ai rien à raconter, je n'ose rien raconter, j'ai envie d'en parler, mais j'ai pas envie d'une fois de plus de me ramasser - et vous êtes bien placés pour savoir que c'est déjà arrivé pleiiin de fois depuis un an. A chaque fois que je suis sur un "coup", c'est comme si tout s'arrêtait, que je ne pouvais plus penser à rien d'autre. Comme si je retenais mon souffle jusqu'à connaître la réponse.

Et le contenu de ce blog ces derniers jours s'en ressent.


Alors, va falloir patienter encore quelques semaines. 

Parce que si ça marche, je vais en avoir, à raconter, des histoires. Des histoires d'expatriation et de voyages. Et ça, c'est quand même ce que je préfère bloguer!

samedi 19 février 2011

Coup de vieux.

Les albums des Guns N' Roses Use your illusion I&II ont 20 ans.

November Rain a 20 ans.



20 ans.

Bon, pis je me suis fait taguer par Angie. Alors, c'est bien parce que c'est toi, ma poule, parce que sinon, les tests de Elle, pas moyen même si tu me paies.

Je suis donc Infidèle à 0,5 % et  Accro au « quickie ». Mais qu'on ne t'y reprennes pas, hein?

Et sinon, je suis sur un coup pour un job, deuxième entretien dans 3 semaines... en Italie. A suivre.

mardi 18 janvier 2011

Un blog, ça sert à raconter sa vie et à se plaindre, c'est ça?

J'arrive à saturation. Les quelques semaines avant Noël, avalanche de possibilités, mais Option 1 morte, car il me manque une expérience dans le domaine médical, Option 2 morte, car le poste a été pourvu à l'interne et Option 3 morte, car - et c'est ma préférée - le poste n'est plus à Bâle, mais à Brême.

Reconnaissez que c'est particulièrement savoureux.

Le truc super quand tu as une formation à cheval entre deux domaines, c'est que tu n'es ni l'un, ni l'autre, donc pour 99% des boîtes, t'es forcément pas assez l'un ou l'autre.

Des boîtes pour qui mon profil est réellement intéressant, en Suisse, il y en a... deux. La première, romande, est une startup dont le patron adorerait m'engager car je serais la candidate idéale pour un projet qu'il aimerait lancer, mais il n'a pas vraiment les moyens d'augmenter son effectif qui est actuellement de 4.5 personnes. La deuxième se trouve dans la région zurichoise, c'est une boite de taille moyenne anciennement suisse qui a été rachetée par une boîte américaine d'assez grande taille.

Et c'est justement dans cette boîte que j'ai postulé par une candidature spontanée il y a quelques semaines, c'est cette boîte qui m'a invitée pour donner une présentation, visiter la boîte, discuter de leurs projets et des miens.

S'il y a une boîte en Suisse qui, par son domaine d'activité et sa taille (donc espérons-le, son budget), est susceptible de m'engager, c'est cette boîte-là.

La réponse - ou du moins une première réponse - va tomber cette semaine. Je ne sais pas si ce sont les mois passés, les options 1 à 3 qui se sont cassées la gueule les unes après les autres ou le fait qu'après quelques semaines fastes, je ne trouve plus une seule offre postulable, mais j'ai un peu le sentiment de jouer ma dernière carte.

Si ce truc ne marche pas, je n'ai plus d'idées et je ne sais pas vraiment où je vais trouver des ressources - aussi bien concrètement que moralement.

Alors j'ai l'impression qu'ils ont envie de m'engager, mais encore faut-il qu'ils puissent se permettre d'ouvrir un poste...

Sinon, je commence à sérieusement envisager l'alcoolisme comme projet de vie.

Je ne cherche pas franchement de réconfort, je vide juste mon sac, les faits sont là, les "Mais tu verras, ça va aller" ont perdu leur efficacité il y a un moment, alors épargnez-les moi. Surtout que j'ai à peine fermé l'oeil de la nuit et que je suis moyennement d'humeur. Alors merci. 

Pour clore, je citerai Calvin and Hobbes:
That's one of the remarkable things about life. It's never so bad that it can't get worse.  

vendredi 14 janvier 2011

Brèves du vendredi.

Je devais interviewer pour un job à Bâle avant Noël. Le chef de ligne ayant dû partir en bizness trip urgemment je ne sais pas où, l'entretien a été repoussé début 2010. Après deux semaines d'emails réguliers, je reçois enfin des nouvelles: pour des raisons internes, le poste ne sera finalement pas ouvert à Bâle, mais je suis welcome d'apply pour une position équivalente à Brême. Brêêêême. C'est vachement loin, quand même, Brême. Il faut tout de mettre admettre que la Vie a un goût certain pour les blagues qui ne font rire qu'Elle.

Hier soir, j'avais bien sagement décidé de me poser devant Cougar Town, puis Modern Family, puis The Middle - du moins drôle au plus drôle - avec une bonne couche de masque hydratant, sauf que j'ai fini par 5h d'apéro - une fois de plus - fumé mon quota jusqu'au printemps pour 2011 et qu'en rentrant chez moi, plus que grise et affamée par des histoires de steak - je suis allée au Mac Donald's. Je pense que ça faisait à peu près 5 ans que je n'y étais pas allée. Et que la viande y est dégueulasse. Faut vraiment être bourré pour bouffer de la merde pareille. Et bien, figurez-vous, le Mac le Marin, ça s'appelle un Filet-o-Fish maintenant. Ça n'a pas l'air plus appétissant pour autant. Et plus de substitution ketchup-sauce tartare possible. Où va le monde, on ne peut plus se fier à rien. La viande y est toujours aussi dégueulasse, c'est presque rassurant, quelque part.

Enfin, bref, rendez-vous compte que je me mets dans la queue et que je me trouve derrière... Monsieur Lavomisse lui-même. Qui l'eût cru? Le Purgatoire existe, il est au Mac Donald's de Saint-Laurent. Et on peut faire plein de trucs avec des frites, c'est fascinant.

Il est midi, je n'ai rien fait, j'ai une To Do list longue comme le bras et aucune motivation.

Allez, bon weekend et à la semaine prochaine.

mardi 14 décembre 2010

How much rejection can one person take?

Alors voilà, je ne bosserai pas chez *biiiiip*, une des boîtes les plus convoitées du monde, qui n'engage qu'un pourcent de ses interviewés.

L'expérience générale fut tout de même positive et le feedback aussi. En gros, les soft skills, c'est tout ce dont ils ont besoin, la manière de réfléchir et la créativité aussi, mais pour les hard skills, ben il va falloir potasser et repasser dans un an.

Alors oui, c'est quand même rageant d'être disqualifiée pour la seule chose qui s'apprend - la technique, surtout pour un poste pas fondamentalement technique - mais il y a en quelques milliers qui attendent derrière, ils peuvent donc faire la fine bouche.

Donc next.

A part *biiiip*, qui a quand même un processus de recrutement assez particulier, je me rends gentiment compte que l'on ne sait tellement rien de l'agenda de la boîte qui recrute qu'on n'a finalement une emprise à peu près nulle sur la suite des opérations.

Alors oui, il faut se préparer aux entretiens et avec le temps, on devient meilleurs, mais je pense que j'ai longtemps considéré un recrutement comme un examen oral, à savoir que si tu te prépares bien et que tu fais tout juste, tu réussiras.

Mais ce n'est pas aussi simple. Au delà des évidences (avoir les compétences requises, bien présenter), il y a aussi tous les critères cachés. Il ne faut pas oublier que l'on n'est pas engagé en tant qu'individu, mais en tant que membre d'une équipe. Et c'est là que le tempérament, l'âge, le sexe entrent en ligne de compte et deviennent des critères objectifs1 - mais inconnus du candidat. 

J'ai eu un autre entretien hier, via une boîte de placement. Mon profil ne correspondait que moyennement, mais le gars de la boîte avait envie de le pousser en avant pensant que je pourrais être apporter des connaissances et une vision différente, mon profil différant de celui des autres employés. Le verdict est tombé ce matin: Le chef du groupe m'aurait engagée sur le champ si le poste avec été plus en adéquation avec mon profil et me garde "au chaud" si un poste plus adapté se libère dans quelques mois. Le recruteur, qui était là pendant l'entretien et n'a aucune raison de vouloir me caresser dans le sens du poil, m'a rendu son feedback et me dit que ne rien changer pour ce qui est de mon attitude en entretien et que si ça n'a pas marché, c'est parce que mon profil correspond peu - je le crois volontiers, le domaine est vraiment différent du mien.

Par contre, il devient de plus en plus difficile de garder la tête haute, échec après échec. Je positive J'essaie de positiver en me disant que je reçois de plus en plus de très bon retours quant à ma "persona", ce qui doit vouloir dire que je deviens bonne à ce petit jeu, mais j'en arrive à ce titre... C'est pas facile, je vous le dis, moi, c'est pas facile, de rester enthousiaste et positiveet motivée, réponse négative après réponse négative.

J'en ai un autre jeudi. Après ça, rien en vue à part la fin de l'année et je ne voulais pas finir cette année en étant encore au chômage. Si on m'avait dit ça au printemps, je ne l'aurais pas cru...

Et pourtant.


1. Ce que j'entends par "objectif", c'est que je ne considère pas que c'est de la discrimination au sens pur, on peut vouloir rajeunir ou féminiser une équipe pour des raisons de dynamique de groupe, de la même manière que l'on peut être à la recherche d'une forte personnalité ou d'un médiateur...

lundi 6 décembre 2010

Je ne sais pas attendre.

source: wikipedia
Si la vie était comme les séries, je ne serais pas en train d'écrire cette note.

Non. J'aurais patienté quelques jours de plus pour pouvoir t'annoncer avec panache que j'ai décroché le job de mes rêves dans la boîte de mes rêves.

Sauf qu'en vrai, il faut attendre.

Et que je ne sais donc toujours pas si j'ai décroché le job de mes rêves dans la boîte de mes rêves.

Mais maintenant que j'ai passé le premier entretien, le deuxième entretien et que j'ai été invitée pour une série d'entretiens sur place, il n'y a plus rien que je ne puisse faire à part attendre la décision finale. Et du coup, je peux en parler. C'était une forme de superstition, je suppose, qui m'a retenue de trop m'étaler sur cette potentielle opportunité sur ce blog. Mais maintenant qu'attendre me rend à moitié marteau, il faut que je m'épanche.

Alors, s'il te plaît, attends avec moi.

EDIT bien à propos: Autant d'attentes

jeudi 11 novembre 2010

Nice girls don't get the corner office.

Une fois n'est pas coutume, je vais parler d'un livre. Je lis peu. J'ai tellement dû lire par obligation que j'ai perdu depuis pas mal de temps le goût de me poser "avec un bon livre". Je dois dire que vivre dans un immeuble avec murs en papier cigarette n'aide rien à l'affaire.

Bref, maintenant que je me suis fait passer pour une illettrée, voilà le livre en question:

 Il coûte CHF 13.80 à Payot, donc ça ne vaut même pas tellement la peine de l'acheter sur le net.

A la lecture du titre, la réaction de beaucoup sera sûrement d'imaginer que le message est qu'il faut être une teigne (donc pas nice), alors que non, l'emphase est en réalité sur girl. Tu peux être nice, c'est permis.

Alors, que veut dire ce titre?

Quand tu étais une petite fille, on t'a appris que ce n'était pas bien de se mettre en avant, de prendre la parole sans y être autorisée, de se vanter. Non, il faut être modeste, polie et bien travailler à l'école; faire des bonnes notes et ne pas la ramener. Si en plus tu viens d'un pays - au hasard: la Suisse - qui n'aime pas les têtes qui dépassent, le mix est (anti-)détonnant.

vendredi 17 septembre 2010

Frange.

Allez, je crois qu'il est l'heure d'une petite note.

Tout d'abord, que ce soit bien clair, rien n'a franchement changé depuis deux semaines. Toujours pas d'appart, ni de job, ni d'héritage important d'un oncle inconnu. Le highlight du mois de septembre, c'est que j'ai 20 cm de cheveux de moins qu'avant, que je suis brune et que j'ai une frange.

Et depuis que j'ai une frange - bien dans les yeux, éfilée comme il faut - je réalise qu'il y a une proportion de nanas qui ont une frange - bien dans les yeux, éfilée comme il faut - absolument hallucinante.

I'm so 2010.

Il y a une dizaine de jours, j'ai croisé trois nénettes dans le train - bondé - qui prenaient à elles seules 8 places. Des dindes, mais des diiiiiindes, comme j'en ai rarement vues. J'ai hésité à pousser la petite conne qui faisait semblant de dormir bien en diagonale sur ses quatres sièges pour m'asseoir, mais finalement, les entendre de loin, c'était déjà bien assez douloureux. Les couturières en école de stylisme. Mais des diiiiiindes. La conclusion de leur discussion étant que ça ne servait à rien, leurs cours techniques, parce qu'à la fin, on s'en fout, "c'est tout du fil".

L'existence de ce genre de créatures est la preuve formelle que Dieu n'existe pas.

Bref.

Les trois petites connasses stylistes velléitaires? Trois franges - bien dans les yeux, éfilée comme il faut.

Donc, sinon.

Appartement: même quand tu as des contacts dans des gérances, du piston à priori solide, il faut attendre, attendre et attendre encore. Et surtout, ne pas vendre l'ours avant d'avoir vu ses dents. Si on a celui dont on rêve depuis maintenant une semaine, j'en parlerai assez ici.

Job: Je me suis finalement résolue à postuler pour un job trainant sur le net depuis juillet et qui me démotivait assez profondément pour cause d'être tellement dans la continuation de ce que j'ai fait ces 5 dernières années. Et bien, ils ne me prennent pas, parce que je ne corresponds pas assez au profil. Alors, LA, je n'y comprends plus rien. Mais bon, heureusement, ça me permettra de sortir de cette communauté parce que le projet est momentanément gelé pour raison financières. Sinon, je continue à poster de ci de là en Californie - ce qui  donnera quelque chose uniquement si on trouve l'appart de nos rêves à Lausanne, bien sûr. J'en ai un sur le feu pour le New Jersey, dans un trou, mais à 30 miles de NYC - des clopinettes, ce qui réjouirait Homme.

Mirena: Les douleurs sont passées rapidement. Dès le lendemain, c'etait supportable et elles ont totalement disparu après une semaine. Par contre, pour la fornication à tout-va 365 jours par an, faut se calmer tout de suite. Deux semaines de saignements - légers - divers et variés. Tu crois que c'est fini, pis en fait pas. Cette fois, ça a l'air de "tenir". Sinon, pas d'effet secondaire notable jusqu'ici. Peau, pas de changement. Humeur, pas plus chiante que d'habitude. Cheveux: Une frange - bien dans les yeux, éfilée comme il faut - mais paraît que ça n'a rien à voir. Jusqu'ici, tout va bien.

Sinon, j'ai fait un séminaire de communication positive.

Ouais.

Ha, ça vous true le coup, hein?

Alors, je ne vais pas faire de communication positive sur ce blog, parce que je trouve que ça manque cruellement d'humour, mais je dois dire que je fais mes exercices, je mets de la communication positive dans mes postulations et contacts quotidien et je me sens un peu tout sourire-californienne-optimiste. Mon coup de déprime d'août est passé et c'est tant mieux. J'ai encore des cours en vue qui devrait compléter mon dossier de façon avantageuse, ça va finir par bouger.

mardi 10 août 2010

Interrogations.

Je ne sais pas quel est mon but. Je n'ai pas de but.

Etant au chômage depuis un moment deja, je passe pas mal de temps a me demander que ce j'aimerais vraiment faire. Si j'avais le choix. Comme travail, donc. Hériter de 10 millions, devenir rentière et plus jamais me demander comment je vais payer mes factures n'est pas une option.

Ai-je envie de faire de la recherche? Du développement? De la qualité? Dans quel domaine? Changer complètement de domaine?

A chaque nouvelle offre d'emploi, je me dis ouais, pourquoi pas, ça peut être sympa.

Chaque truc que je commence et au début je pense que c'est une super bonne idée, je suis super enthousiaste et à chaque fois, je finis par subir, par en chier, par me demander ce que je fous là.

J'imagine que c'est le signe que je n'ai pas trouvé "ma voie"... mais si je n'ai pas de voie?

Et à la base, il y a 15 ans, pourquoi ai-je choisi de m'orienter dans les sciences et la technologie? Par intérêt ou par facilité? Est-ce que ça devait devenir mon occupation principale ou aurait-ce dû rester un hobby?

Le problème des hobbies, c'est que je me lasse. Je me lasse de tout et lâche tout à moins que m'être enfilée dans une structure dans laquelle je me sens ensuite obligée de faire. Et je fais. J'excécute.

Je n'arrive pas à garder vivante l'envie du début. Et je finis par me sentir misérable.

Se sentir misérable pendant ses études, on se dit que c'est normal. Dans son premier job, on se dit que c'est normal. Et ensuite? Si on finit toujours par se sentir piégé, obligé de faire un boulot qu'on se sait même plus pourquoi on a choisi, ça veut dire quoi?

Je me demande si c'est parce que ça manque de "cause", finalement. L'intérêt intellectuel, quand on a la concentration d'un poisson rouge, ne peut pas être l'unique moteur.

J'espère vraiment qu'un de ces jours, je saurai. Ou que je tomberai dans un job un peu par hasard et que j'adorerais.

Ou pas.

samedi 7 août 2010

Bon, et si je racontais un peu ma vie...

... au lieu de twitter et jouer à farmville?

Là je m'arrête quelques secondes et je compte les points de crédibilités perdus. C'est justement pour cela que je ne fais pas mon CV sous mon pseudo, parce qu'à part peut-être comme consultante web 2.0 - ouais, il paraît que c'est un métier et que ces gens là disent toujours 2.0 - je grillerais toutes mes chances d'un jour trouver un job sérieux.

Revenons-en à mes moutons. 

Juin, juillet et août, ça veut dire tous les jours, pendant trois mois, voir tous les jours les même 3 annonces qui correspondent plus ou moins à ton profil. Oui, août n'est pas fini, mais je ne pense pas m'avancer beaucoup. Alors à moins de postuler 17 fois,  il n'y a pas grand chose à faire. Donc sur les trois annonces, un ne veut pas de moi, un n'a pas répondu et le troisième, qui est clairement le poste pour lequel il me manque le plus d'expérience et de qualifications... ben ils veulent me voir la semaine prochaine.

J'ai plusieurs théories. Enfin, deux. La première, c'est qu'ils sont désespérés de trouver du monde tellement personne ne veut aller bosser en Argovie. Oui, le mot est lâché, Argovie. La deuxième, c'est que c'est un des rares postes actuellement où on cherche encore des gens avec une formation très généraliste, le genre qu'on engageait n'importe où il y a encore 15 ans en se disant que de toutes façons, ils pouvaient apprendre n'importe quel métier en 5 semaines et dont on ne veut plus aujourd'hui. Parce qu'il faut savoir que le job requiert d'être expert en systèmes embarqués, en gestion de projets, en étude de risque et de marché, en compliance, en normes de sécurité, en gestion de base de donnée et si possible aussi ingénieur système sur les bords. Donc ingénieur dans trois domaines + théoricien + MBA. C'est donc pour cela que le recruteur m'a demandé de lui envoyer mes notes de diplômes. Toutes. Depuis ma première années d'études.

Tu comprendras donc que petitun je m'interroge sur mon invitation à un entretien et petideux je commence un peu à flipper.

Sinon, mon fameux stage BNF se passe plutôt bien. Même que depuis hier, je me suis fait des coupines. Toutes scientifiques et toutes très sociables et normales. Plutôt jolies, même. J'ai donc droit à 30 minutes de pause café matin et après-midi. Ouais, 2 × 30 minutes + la pause de midi. Six filles 100%  pure science autour d'une table. Ça ne m'était jamais arrivé - à part aux trucs de mentoring et autres - et ben c'est cool. Bon, comme je choisis de travailler, de me lever tous les matins pour aller à Berne, je crois que j'ai le droit à deux pauses de 30 minutes.

Mon superviseur de remplacement en attendant mon vrai superviseur qui rentre lundi est plutôt sympa, plutôt calé dans ce qu'il fait, mais occupé et étourdi. Je dois donc me trouver du travail et anticiper. Mais lundi, ça va devenir un peu plus challenge, je pense.

Voilà, c'est plus ou moins tout. Vous comprendrez qu'il ne soit pas nécessaire que je me fende de plus d'une note par moi.

Ceci dit, si je me retrouve à vivre la semaine en Argovie, je sens que je vais avoir du matos à bloguer. Je ne sais pas si ce sera aussi vendeur que la Californie...


PS: L'avantage d'aller tous les jours à Berne, c'est quand même la vue en sortant de Lausanne.

mardi 6 juillet 2010

C'est là qu'on rajoute un #vdm?

Ce matin à 8h21, j'avais déjà: raté mon permis, vidé mon compte en banque1 - à cause du permis, ce qui rajoute un piment indéniable à l'échec pré-mentionné, reçu une ènième réponse négative et nettoyé un vomi de chat du type explosif.

Franchement, j'ai peur pour la suite.

1 Passer dans les chiffres rouges le 6 du mois: priceless.

Blogger déconne, les commentaires disparaissent, c'est pas moi!!

jeudi 1 juillet 2010

Il y a quelque chose qui m'a toujours fascinée: ce sont les gens qui arrivent à tenir leur appartement propre et rangé tout le temps.

Je fantasme assez régulièrement sur un appartement énorme, vide, clair, plein de murs avec rien dessus, mobilier minimum, y compris des rangements tellement bien faits qu'ils ne bouffent pas tout l'espace - telle une superbe paroi murale avec vitrines de chez Confo - et qui fasse magiquement disparaître toute trace de bordel.

Je fais ce que je peux pour avoir autant de vide que possible dans mes 45m2, mais quand même, une quinzaine sur deux, c'est nickel, je range au fur et à mesure, c'est beau, c'est clair, j'aime chez moi, mais ça me demande tellement d'effort et de temps, cette discipline au quotidien, que la quinzaine d'après, ça s'accumule et au bout de 10 jours, je pète un câble.

Bref, arrêtons net cette introduction à rallonge pour arriver dans le vif du sujet.

Devant le grand mystère des appartements perpétuellement rangés, j'ai demandé à plusieurs reprises à leurs habitants leur secret.

Alors j'ai eu droit à:

C'est facile, il suffit de ranger un peu tous les jours.

et

C'est facile, il suffit de ranger au fur et à mesure que tu sors les trucs.

J'ai essayé les deux. Ranger tous les jours le bordel généré dans la journée, ça prend bien une demi-heure. Par jour. Donc, 3h30 par semaine. Si je regroupe tout sur la jour de ménage, en 3h30, je fais 2 lessives, rangement et nettoyage complet de l'appartement et une sieste de 45 minutes. Et regrouper l'emmerdement sur quelques heures au lieu de s'emmerder tous les jours, au moins, j'y pense pas 6 jours par semaine.

Et ranger au fur et à mesure. Ca me rend dingue. Ca sous entend de commencer-faire-terminer chaque truc que tu entreprends. Complètement incompatible avec mon mode de fonctionnement. Exemple, je commence à préparer le café, je mets la machine à chauffer et sors tout le matériel. Je pense que je dois faire une lessive, donc je passe à la salle de bains commencer à trier les couleurs. Avec passage dans la chambre pour récupérer les éventuels échappés. Je me rends compte qu'il y a une chaussette célibataire. J'entreprends de trier les tiroirs et de tirer le lit pour la chercher. Je réalise que c'est vachement mieux si je déplace ce coffre de 30 cm. Je trouve la chaussette. Je vais à la cuisine me tirer le café. Je checke mes mails. Je trouve une offre d'emploi, je commence à écrire une lettre, je me souviens que je voulais mettre une machine, je retourne à la salle de bain finir de trier mon linge, je le mets en machine. Je reçois un sms. Je réalise que c'est 10h30 et que le facteur est peut-être passé donc je descends à la boîte. J'ai faim et j'ai rien dans le frigo, donc faut que je sorte, alors faut que je me douche. Lubie, j'entreprends de me maquiller, j'essaie des trucs, je m'amuse beaucoup et j'oublie que j'ai faim. Je réalise que je n'ai toujours pas mis la machine en marche, donc acte. J'ai encore plus faim, mais la flemme de sortir, donc je me fais des pâtes tout en tentant de finir ma lettre de motivation. J'ouvre quand même mon courrier et trouve une lettre/facture qui requiert d'appeler une administration, etc....

Bon, je ne vais pas vous faire la journée, mais à ce stade, on a sorti: le paquet de pâtes, le café, de la vaisselle sale, du maquillage, des vêtements par encore secs qu'il va falloir étendre et plier et ranger, un tas de chaussettes qui attendent d'être triées, des relevés de banques, la pile de facture de médecin à trier et j'en passe.

Fonctionnant ainsi - depuis toujours et dans tout - ranger au fur et à mesure est une réelle torture morale.

Il y a d'autres choses qui me fascine. J'avais un collègue, par exemple, super organisé, méticuleux, un truc de fous, qui allait décider un truc du genre: "Si j'apprends deux mots de Swahili par jour, à la fin de l'année, j'aurai assez de vocabulaire pour tenir une conversation de base".

L'idée est géniale et c'est typiquement le genre d'idée que je vais avoir au moins une fois par mois. Avec enthousiasme et motivation, je vais apprendre 6 mots la première semaine - ça me gave déjà au troisième jour donc je ne suis pas super assidue, mais je tiens - 2 la deuxième et ensuite plus rien. Mon collègue en question fait ça depuis des années et avec pleins de sujets différents, s'y tient, trouve réellement que ça prend peu d'effort. Parce que oui, c'est que 5 minutes par jour.

Les fameuses 5 minutes par jour.

5 minutes par pour pour avoir des abdos en acier. 5 minutes par jour pour apprendre chaque jour quelque chose. 5 minutes par jour pour avoir l'air frais avant de sortir. 5 minutes par jour pour se détendre. 5 minutes par jour pour son dos. 5 minutes par jour pour appeler un ami qu'on a pas vu depuis longtemps. 5 minutes par jour pour avoir les cheveux soyeux. 5 minutes par jour pour penser aux autres. 5 minutes par jour pour penser à soi. 5 minutes par jour pour ranger.

Que ce soit un magazine beauté, un conseil de développement personnel, une technique d'optimisation de ses compétences, l'argument, c'est toujours que ça ne prend que 5 minutes par jour. Mais si tu veux tout faire avec seulement 5 minutes par jour, tu en prends pour des heures. C'est une arnaque monumentale et ce n'est à la portée que de peu de gens. Tous les autres, ça sert juste à leur nous foutre mauvaise conscience.

Quoi? Tu n'arrives pas à avoir la fesse ferme/l'esprit zen/ta to do list à jour? Mais voyons, ça ne prend que 5 minutes par jour!

Mais comment ô comment voulez-vous que je puisse avoir la discipline de ces 5 minutes par jour alors que je décide régulièrement de ne prendre que (tracez la mention inutile) une bière/un carré de chocolat/une clope/un vêtement à H&M et finis systématiquement à 3 ou 20? Que de ranger ma boîte de Ricoré après le p'tit dèj me fait presque mal tellement je dois me forcer pour faire de suite comme ça c'est fait? Qu'il suffise que je me dise qu'un peu de mesure me fasse du bien pour que je tombe dans l'excès?

Et ce, toujours avec le vague sentiment qu'il suffirait de 5 minutes par jour.


Bon, pis sinon, rien à voir, mais à 45 secondes du début, LOL.

jeudi 24 juin 2010

J'écoute pousser mes cupcakes.

Ne pas poster jusqu'au 11 juillet serait tricher. Mais voyez-vous, rien d'intentionnel à mon silence, il ne se passe pas grand chose d'intéressant.

Je suis toujours au chômage. Je trouve presque deux offres par semaine qui pourraient correspondre à mon profil - et ne sont ni à Saint-Gall ni dans les Grisons, mais pas tant de succès jusqu'ici. Je risque d'avoir un travail pour beurre d'ici quelques semaines. Il existe un programme, dénommé BNF pour Biomedizin - Naturwissenschaft - Forschung1, pour occuper et continuer à former les "demandeurs d'emploi hautement qualifiés". Parce que oui, je suis hautement qualifiée, et non, ce n'est pas plus facile de trouver un job quand on est hautement qualifié, simplement parce que hautement qualifié veut surtout dire profil ultra spécifique. En période de plein emploi, ce n'est pas un problème, mais ces temps, c'est un peu différent. Prenons une métaphore culinaire.

Soit un employeur qui cherche un pâtissier car il a besoin de quelqu'un pour lui préparer des Saint-Honoré(s?). En période de plein emploi, le pâtissier se fait rare.  L'employer n'hésitera pas, par exemple, à employer un confiseur ou un boulanger en se disant que l'un comme l'autre pourra facilement apprendre à préparer des Saint-Honoré(s?) et s'acquitter de la tâche sans grande difficulté après une formation minimale. En période de très plein emploi, l'employeur prendra même un cuisinier, s'il peine à trouver quelqu'un correspondant exactement au profil souhaité.

Prenons le même employeur et Eric, pâtissier confirmé, qui postule - en même temps que 67 autres pâtissiers, boulangers, confiseurs et même garagistes désespérés de trouver un emploi - pour le même poste en période de crise.

Eric n'a pas fait de Saint-Honoré depuis son apprentissage, qu'il a pourtant réussi premier de sa classe il y a 13 ans, et il sait tout faire, du chou à la crème à la Forêt Noire, adore la crème chantilly et pense que c'est la colonne vertébrale de la pâtisserie. Eric pourra probablement aller se faire voir, parce que voyez-vous, nous, notre truc, ce sont les Saint-Honoré(s?), donc ça ne va pas jouer. Ce qu'on risque de lui présenter comme Vous nous voyez désolés, cher Eric, de ne pouvoir vous engager, mais vous être bien trop qualifié, avec tout ce que vous savez faire, vous allez vous ennuyer à faire des Saint-Honoré(s?).

Donc ouais, ma métaphore est à chier, mais voilà l'idée.

Sinon, le chômage, certains jours, c'est bien, je récupère enfin des deux ans de malade passés, j'ai le temps de faire des choses dans la maison, une sieste quand c'est nécessaire, je peux écouter mes cheveux pousser et loucher sur mes fourches les doigts de pied en éventail sur mon balcon. Mais c'est aussi éplucher 300 annonces par jour souvent pour rien,  ne pas pouvoir faire de projet de déménagement dans un appartement insonorisé, de vacances ni rien, c'est ne pas savoir et ne pas savoir ne me réussit pas si bien.

Bref, BNF, ça pourait être cool, c'est juste un peu dommage que ça risque de commencer pile pendant le Paléo, ça va être trash.

Sinon (bis), grande satisfaction personnelle, j'ai viré plusieurs mètres cubes de chenit de ma cave et de mon appart, je n'ai officiellement plus que deux petits cartons de "bordel dont je ne sais pas quoi faire qui sert à rien mais que je ne veux pas jeter parce que c'est souvenir", j'ai viré la moitié de mes sacs, 2-3 paires de chaussures - mais pas plus, faut pas déconner, un sommier, un bureau, une chaise, un vélo - sniff, de la vaisselle, des fringues, des fringues, des livres, des fringues encore. C'est beau, c'est vide, je pourrai(s?) déménager en un rien de temps, il  ne me reste plus qu'à faire le ménage.

Pis y'a cet autre truc-là, le permis de conduire, je suis censée passer dans pas longtemps, mais dont j'évite de trop parler, parce que si je le rate, j'aimerais bien ne pas me payer une honte intersidérale devant toute la twitto-blogo-sphère, tu vois, quoi.

1 Ce qui veut dire Biomédecine - Sciences Naturelles - Recherche pour les vous qui n'ont pas fait leurs classes en Suisse.
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