J'arrive à saturation. Les quelques semaines avant Noël, avalanche de possibilités, mais Option 1 morte, car il me manque une expérience dans le domaine médical, Option 2 morte, car le poste a été pourvu à l'interne et Option 3 morte, car - et c'est ma préférée - le poste n'est plus à Bâle, mais à Brême.
Reconnaissez que c'est particulièrement savoureux.
Le truc super quand tu as une formation à cheval entre deux domaines, c'est que tu n'es ni l'un, ni l'autre, donc pour 99% des boîtes, t'es forcément pas assez l'un ou l'autre.
Des boîtes pour qui mon profil est réellement intéressant, en Suisse, il y en a... deux. La première, romande, est une startup dont le patron adorerait m'engager car je serais la candidate idéale pour un projet qu'il aimerait lancer, mais il n'a pas vraiment les moyens d'augmenter son effectif qui est actuellement de 4.5 personnes. La deuxième se trouve dans la région zurichoise, c'est une boite de taille moyenne anciennement suisse qui a été rachetée par une boîte américaine d'assez grande taille.
Et c'est justement dans cette boîte que j'ai postulé par une candidature spontanée il y a quelques semaines, c'est cette boîte qui m'a invitée pour donner une présentation, visiter la boîte, discuter de leurs projets et des miens.
S'il y a une boîte en Suisse qui, par son domaine d'activité et sa taille (donc espérons-le, son budget), est susceptible de m'engager, c'est cette boîte-là.
La réponse - ou du moins une première réponse - va tomber cette semaine. Je ne sais pas si ce sont les mois passés, les options 1 à 3 qui se sont cassées la gueule les unes après les autres ou le fait qu'après quelques semaines fastes, je ne trouve plus une seule offre postulable, mais j'ai un peu le sentiment de jouer ma dernière carte.
Si ce truc ne marche pas, je n'ai plus d'idées et je ne sais pas vraiment où je vais trouver des ressources - aussi bien concrètement que moralement.
Alors j'ai l'impression qu'ils ont envie de m'engager, mais encore faut-il qu'ils puissent se permettre d'ouvrir un poste...
Sinon, je commence à sérieusement envisager l'alcoolisme comme projet de vie.
Je ne cherche pas franchement de réconfort, je vide juste mon sac, les faits sont là, les "Mais tu verras, ça va aller" ont perdu leur efficacité il y a un moment, alors épargnez-les moi. Surtout que j'ai à peine fermé l'oeil de la nuit et que je suis moyennement d'humeur. Alors merci.
Pour clore, je citerai Calvin and Hobbes:
That's one of the remarkable things about life. It's never so bad that it can't get worse.