Alors voilà, je ne bosserai pas chez *biiiiip*, une des boîtes les plus convoitées du monde, qui n'engage qu'un pourcent de ses interviewés.
L'expérience générale fut tout de même positive et le feedback aussi. En gros, les soft skills, c'est tout ce dont ils ont besoin, la manière de réfléchir et la créativité aussi, mais pour les hard skills, ben il va falloir potasser et repasser dans un an.
Alors oui, c'est quand même rageant d'être disqualifiée pour la seule chose qui s'apprend - la technique, surtout pour un poste pas fondamentalement technique - mais il y a en quelques milliers qui attendent derrière, ils peuvent donc faire la fine bouche.
Donc next.
A part *biiiip*, qui a quand même un processus de recrutement assez particulier, je me rends gentiment compte que l'on ne sait tellement rien de l'agenda de la boîte qui recrute qu'on n'a finalement une emprise à peu près nulle sur la suite des opérations.
Alors oui, il faut se préparer aux entretiens et avec le temps, on devient meilleurs, mais je pense que j'ai longtemps considéré un recrutement comme un examen oral, à savoir que si tu te prépares bien et que tu fais tout juste, tu réussiras.
Mais ce n'est pas aussi simple. Au delà des évidences (avoir les compétences requises, bien présenter), il y a aussi tous les critères cachés. Il ne faut pas oublier que l'on n'est pas engagé en tant qu'individu, mais en tant que membre d'une équipe. Et c'est là que le tempérament, l'âge, le sexe entrent en ligne de compte et deviennent des critères objectifs1 - mais inconnus du candidat.
J'ai eu un autre entretien hier, via une boîte de placement. Mon profil ne correspondait que moyennement, mais le gars de la boîte avait envie de le pousser en avant pensant que je pourrais être apporter des connaissances et une vision différente, mon profil différant de celui des autres employés. Le verdict est tombé ce matin: Le chef du groupe m'aurait engagée sur le champ si le poste avec été plus en adéquation avec mon profil et me garde "au chaud" si un poste plus adapté se libère dans quelques mois. Le recruteur, qui était là pendant l'entretien et n'a aucune raison de vouloir me caresser dans le sens du poil, m'a rendu son feedback et me dit que ne rien changer pour ce qui est de mon attitude en entretien et que si ça n'a pas marché, c'est parce que mon profil correspond peu - je le crois volontiers, le domaine est vraiment différent du mien.
Par contre, il devient de plus en plus difficile de garder la tête haute, échec après échec. Je positive J'essaie de positiver en me disant que je reçois de plus en plus de très bon retours quant à ma "persona", ce qui doit vouloir dire que je deviens bonne à ce petit jeu, mais j'en arrive à ce titre... C'est pas facile, je vous le dis, moi, c'est pas facile, de rester enthousiaste et positiveet motivée, réponse négative après réponse négative.
J'en ai un autre jeudi. Après ça, rien en vue à part la fin de l'année et je ne voulais pas finir cette année en étant encore au chômage. Si on m'avait dit ça au printemps, je ne l'aurais pas cru...
Et pourtant.
1. Ce que j'entends par "objectif", c'est que je ne considère pas que c'est de la discrimination au sens pur, on peut vouloir rajeunir ou féminiser une équipe pour des raisons de dynamique de groupe, de la même manière que l'on peut être à la recherche d'une forte personnalité ou d'un médiateur...





